La mendicité organisée devrait être interdite

VaudLes socialistes ont notamment obtenu l'inscription dans la motion de «mesures sociales», destinées à agir sur les causes de la mendicité.

Quelque 25 communes vaudoises ont déjà interdit la mendicité sur leur territoire.

Quelque 25 communes vaudoises ont déjà interdit la mendicité sur leur territoire. Image: Keystone

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La mendicité organisée devrait être interdite dans le canton de Vaud. Le Grand Conseil a transmis mardi au Conseil d'Etat la motion du PLR Mathieu Blanc. Ce texte servira de base à un contre-projet direct à l'initiative UDC visant à l'interdiction totale de la mendicité.

Les députés ont approuvé la prise en considération de la motion par 78 voix contre 49 et 2 abstentions. Le texte était soutenu par la majorité des libéraux-radicaux, les socialistes, les vert'libéraux et par les centristes. Les socialistes ont notamment obtenu l'inscription dans la motion de «mesures sociales», destinées à agir sur les causes de la mendicité.

«L'interdiction totale comme le statu quo sont voués à l'échec», a souligné le rapporteur de majorité Axel Marion (PDC). La proposition de donner un cadre cantonal à la mendicité, tout en laissant les communes définir la meilleure solution pour elles, permet d'agir «avec pragmatisme et humanisme».

Verts et UDC contre

Les Verts et l'extrême gauche ont voté contre, estimant le cadre légal actuel suffisant. La motion est «mal fichue et dangereuse», a estimé Martial de Montmollin (Verts). Il a en outre dénoncé la volonté de l'UDC de «criminaliser les miséreux plutôt que la misère».

L'UDC, dont l'initiative pour une interdiction de la mendicité a abouti, a logiquement refusé la motion Blanc. «Les vols et l'insécurité augmentent avec la présence des mendiants», a affirmé le chef de groupe Michaël Buffat.

Contre-projet direct

La motion Blanc et les propositions émises durant le débat seront intégrées dans un contre-projet direct à l'initiative UDC, a indiqué la conseillère d'Etat Béatrice Métraux. La mendicité est un phénomène urbain, il faut laisser les communes le gérer, a-t-elle estimé.

Quelque 25 communes vaudoises ont déjà interdit la mendicité sur leur territoire, notamment sur la Riviera, dans l'Ouest lausannois et dans la Broye. Lausanne a préféré imposer des restrictions de périmètres. Et depuis 2006, le canton interdit la mendicité avec enfant.

(ats/nxp)

Créé: 29.10.2013, 18h56

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