La création d’une UAPE, casse-tête pour Bottens

Petite enfanceLa Commune se débat entre projets officiels trop coûteux et solution provisoire pas aux normes mais qui ravit tout le monde.

La structure Croc Lionceaux accueille une quinzaine d’enfants à midi les jours d’école.

La structure Croc Lionceaux accueille une quinzaine d’enfants à midi les jours d’école.

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Un premier projet trop cher, un second refusé et une solution de secours ne répondant pas aux normes officielles mais faisant le bonheur de tout le monde. À Bottens, dans le Gros-de-Vaud, la nécessité de créer une Unité d’accueil pour écoliers (UAPE) est devenue un vrai casse-tête.

«Le problème, ce sont les normes très contraignantes et qui font exploser les coûts», constate le syndic Laurent Imoberdorf. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en 2015 la Municipalité avait renoncé à présenter à son Conseil un premier projet devisé à près de 1,5 million de francs, soit plus de 1200 fr. par habitant.

Alors qu’il planchait sur un second projet, l’Exécutif bottanais a eu la surprise l’an passé de voir débarquer sur sa table une pétition munie de 260 signatures, doublée d’un postulat. «Soudain, on nous a exhortés à trouver immédiatement une solution», se souvient le syndic. «La pétition avait été réalisée par un petit groupe de parents n’ayant plus de solutions pour leurs enfants à midi, explique Carine Delpierre. À cette époque, pour différentes raisons, nous étions en effet passés de six à trois mamans de jour au village.»

Solution privée appréciée

Finalement, ce sont les parents eux-mêmes qui ont trouvé la solution, avec l’ouverture de Croc Lionceaux. Une structure d’accueil privée, gérée bénévolement et offrant des repas chauds à midi à la buvette de la salle polyvalente du village. «Nous sommes très reconnaissants envers les gens ayant mis en place cette solution», souligne Laurent Imoberdorf. La Commune a fait tout ce qui était en son pouvoir pour faciliter cette ouverture. «Et cette solution enchante les parents, constate Carine Delpierre. Elle montre aussi que les besoins – entre 10 et 15 enfants fréquentent cette structure – sont nettement inférieurs à ceux que le réseau régional nous conseille de couvrir (ndlr: 36 places

Mais Croc Lionceaux ne répond pas aux exigences légales. En parallèle, la Municipalité a donc poursuivi l’étude de son second projet d’UAPE, devisé à quelque 800'000 francs, puis l’a soumis à son Conseil il y a quelques jours. Mais il a été refusé, essentiellement pour des raisons de coût total. «Les deux commissions chargées d’étudier le dossier et l’assemblée ont estimé que les coûts liés à l’accueil parascolaire et leur augmentation inexorable étaient trop lourds pour notre Commune. Nous aurions pu de nouveau retirer le préavis, mais nous avons voulu aller jusqu’au vote. Pour qu’on ne puisse pas ensuite nous reprocher de ne pas avoir proposé de solution.»

À quelques jours de l’obligation légale pour les communes de proposer une structure d’accueil parascolaire (le 1er janvier, avec un délai de trois ans), Bottens se retrouve donc quasi à la case départ. «Notre devoir de Municipalité est de présenter un 3e projet. Donc nous le ferons, promet le syndic. Mais, dans les conditions actuelles, nous savons déjà que son acceptation sera difficile.» (24 heures)

Créé: 26.12.2017, 17h31

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