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«La cuisine grecque, c’est l’art du partage»

Stamatios Tsaprounis promeut les meilleurs produits hellènes dans sa boutique chaleureuse, avec amour et passion.

Stamatios Tsaprounis défend les produits authentiques grecs avec beaucoup d’énergie.
Stamatios Tsaprounis défend les produits authentiques grecs avec beaucoup d’énergie.
ODILE MEYLAN

Dans la Grand-Rue de Lutry, une chaise paillée peinte en bleu grec indique l’entrée de la meilleure ambassade des produits hellènes de la région, Y Grec. Et, sitôt la porte d’entrée franchie, l’ambiance de soleil et l’accueil font voyager très vite. Stamatios Tsaprounis n’a vécu que trois ans au pays avant que ses parents fuient le régime des colonels. Mais il a baigné dans la communauté expatriée à Paris, avant de travailler chez un traiteur grec de la capitale française. Arrivé en Suisse la quarantaine passée, il a eu envie de promouvoir le meilleur des produits de son pays.

«Je ne me serais pas lancé là-dedans il y a dix ans, avant la crise, explique-t-il. Mais maintenant, il y a un retour à la terre chez les jeunes. Beaucoup, face au chômage, reprennent le domaine de leurs grands-parents, se bougent, cherchent la qualité et se concentrent sur l’exportation, leurs concitoyens peinant à payer le vrai prix de ces produits. Le marché intérieur est très limité pour eux.»

La Grèce, c’est évidemment un pays d’olives. À Lutry, on en trouve une vingtaine d’huiles dont Stamatios connaît personnellement chaque producteur, comme pour tous les autres produits de sa boutique. «J’aime conseiller les gens, parce que chacune est différente, de la plus douce à la plus amère ou piquante.» Au sommet, le nectar d’Aeones, issue d’oliviers ancestraux, des arbres épineux dont les fruits ne tombent pas. Ils donnent environ 200 bouteilles de 25 cl par année, dont Stamatios obtient une vingtaine (79 fr. 90!).

Des plats digestes

«La cuisine grecque est une cuisine simple, qui s’est évidemment métissée puisque nous avons été sous le joug des Turcs pendant 400 ans. Mais la nôtre est tellement meilleure, sourit-il. C’est surtout une gastronomie de partage, personne ne mange son assiette dans son coin. Certains la trouvent un peu grasse à cause de l’huile, mais elle est très digeste.»

La maman Tsaprounis, par exemple, ne faisait jamais une petite moussaka, elle en faisait une généreuse portion pour faire venir les gens. «En Grèce, quand vous mangez bien, c’est signe de bonne santé, cela rassure vos hôtes.»

L’olive se décline aussi en tapenades, en confiture, en fruits au sirop ou dans de l’huile d’olive, en sauce tomate. C’est aussi le pays de la figue qu’on retrouve à Lutry séchée ou comme base d’un délicieux saucisson pistaché. De la grenade qu’on ne consomme qu’en saison ou qu’on brise à Nouvel-An pour se donner chance, chacune des graines symbolisant un vœu pour l’année à venir.

Rester de saison

De cette terre simple, entre îles et montagnes, viennent aussi toute une série de miels originaux, de thym ou de bruyère bien sûr, mais aussi de coton ou d’argousier. «Tout le monde parle toujours du régime crétois qui serait si bénéfique pour la santé. Mais en fait il s’agit juste de manger en saison ce que la terre nous donne. Malheureusement, en Grèce aussi, des gens ont commencé à l’oublier et vous trouvez même des obèses en Crète.

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