Danilo Mondada se raconte en Plans-Fixes

FilmL’Association consacre un portrait filmé à l’architecte lausannois, qui s’attelle à la restauration du Château Saint-Maire

Danilo Mondada, adepte de la simplicité, synonyme d'essence plutôt que de banalité, a choisi de se vêtir uniquement en noir pour ces mêmes raisons il y a vingt ans.

Danilo Mondada, adepte de la simplicité, synonyme d'essence plutôt que de banalité, a choisi de se vêtir uniquement en noir pour ces mêmes raisons il y a vingt ans. Image: Philippe Maeder

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Danilo Mondada, architecte actif à Lausanne depuis quarante ans, se livre à Florence Grivel dans un film de l’Association Plans-Fixes. Le Tessinois trace le fil de sa vocation, nourrie de l’architecture sacrée de son Tessin natal – il cite l’église romane de Muralto ou la Madonna del Sasso, à Locarno. Sa rencontre à 18 ans avec Alberto Camenzind, architecte en chef de l’Expo 64, que le jeune Danilo avait visitée dix fois, finira de le convaincre. «Il m’a parlé de Ronchamp et du Corbusier, de l’importance de la structure, de l’espace et de la lumière. Cela a été le déclic final.»

L’homme, dont les deux dadas sont l’histoire et l’architecture, dit son credo: «La recherche du simple, qui ne veut évidemment pas dire banal, mais essentiel.» Croyant, il explique le hasard comme étant la «logique de Dieu». Et voit dans l’architecture romane la simplicité vers laquelle il tend. D’ailleurs, les programmes qui le passionnent le plus sont les églises et les musées. Dernièrement, il a contribué à la restauration de la Collégiale de Neuchâtel. Avant, il signait la librairie-billetterie de la Fondation de l’Hermitage.

«C’est le crayon qui transmet l’idée du projet»

Attaché à l’horizontalité, il avoue sa difficulté à dessiner à l’ordinateur. «Sur l’écran, je ne trouve pas l’échelle des choses. C’est le crayon qui transmet l’idée du projet.» L’absence de documents papier dans son métier l’inquiète aussi à cause de l’obsolescence des documents numériques. «Notre génération sera peut-être la première à ne pas laisser un passé derrière elle.» Pour que son bureau ne vive pas cette prophétie, Danilo Mondada a aujourd’hui trois associés (Jean-Luc Frigerio, Thierry Blanc et Anne Dupraz), tous nés dans les années 1970. On pourra visiter leur bureau (rue de Bourg 20A) le 13 novembre (16 h-19 h). (24 heures)

Créé: 28.10.2015, 09h26

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