Le débat aux Chambres sur l’alcool saoule les villes

LausanneAlors que la Ville et le Canton tentent d’apaiser les soirées festives, le National débat d’une loi qui pourrait voir baisser le prix des spiritueux

Pour le GREA (Groupement romand d’études des addictions), le lien entre le prix d’une bouteille et sa consommation n’est plus à faire.

Pour le GREA (Groupement romand d’études des addictions), le lien entre le prix d’une bouteille et sa consommation n’est plus à faire. Image: DR/Keystone

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Entre Genève et Lausanne, les édiles y perdent leur latin. Alors que les autorités communales mettent en place des règlements visant à limiter les nuisances liées à la consommation excessive d’alcool, le Parlement national semble se diriger sur une voie qui pourrait aboutir à l’inverse.

Mercredi, le Conseil national pourrait adopter un texte qui pourrait aboutir à une baisse du prix des spiritueux. C’est en tout cas ce que craint la Coalition pour une politique alcool responsable. Celle-ci réunit six organismes actifs dans le domaine des addictions.

Pour ces professionnels, la révision de la loi sur l’alcool risque d’aggraver une consommation d’alcool problématique chez les jeunes. Lundi en conférence de presse, deux municipaux lausannois se sont joints aux préoccupations des professionnels de la santé.

«La situation devient paradoxale, pointe Grégoire Junod, municipal en charge de la sécurité publique. On doit prendre des mesures pour compenser une politique libérale de la Confédération.» Le grand écart entre des décisions prises à Berne et leur impact dans les villes et les cantons n’inquiète pas que Lausanne.

Une douzaine de villes suisses (dont Lausanne, Zurich et Berne) avait écrit aux conseillers nationaux afin de les rendre attentifs à l’impact local de leurs décisions.

Le nerf de la guerre

Nerf de la fête, le prix des boissons alcoolisées est une préoccupation majeure. «Petit à petit, la révision de cette loi – en discussion depuis 2012 – a perdu de vue les questions de prévention pour ne devenir qu’un débat fiscal», rappelle Grégoire Junod.

Pour le GREA (Groupement romand d’études des addictions), le lien entre le prix d’une bouteille et sa consommation n’est plus à faire. En 1999, la baisse des taxes sur les spiritueux avait été spectaculaire. Tout comme la réaction des consommateurs, principalement les jeunes âgés de 16 à 29 ans, dont la consommation avait presque doublé en deux ans.

Créé: 01.06.2015, 15h14

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