Le débat sur l'animation des quartiers semble s'apaiser

LausanneLe Conseil communal demande une politique publique sur le secteur socioculturel. Le ton a changé par rapport à l'automne dernier.

La conseillère PLR Eliane Aubert demande la définition d'une politique publique précise sur l'animation socio-culturelle à Lausanne, quitte à supprimer la fondation qui la gère actuellement.

La conseillère PLR Eliane Aubert demande la définition d'une politique publique précise sur l'animation socio-culturelle à Lausanne, quitte à supprimer la fondation qui la gère actuellement. Image: Marino Trotta/Lausanne

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Le débat fleuve de l'automne dernier sur l'animation socioculturelle à Lausanne ne s'est pas reproduit ce mardi soir au Conseil communal. Les élus ont en revanche fermement demandé à la Municipalité de monter une politique publique efficiente et lisible sur ce secteur qui a été montré du doigt au printemps 2018 après une double enquête financière et de gestion.

Dans un postulat, la PLR Eliane Aubert propose que la Municipalité définisse des lignes claires pour l'animation socioculturelle en général et sur les missions des animateurs notamment. Le rapport de l'IDHEAP (Institut de hautes études en administration publique) pointait par exemple un flou dans les articulations entre la Ville et la FASL (Fondation pour l'animation socioculturelle de Lausanne), propre à engendrer malentendus et mécontentements. "Les animateurs manquent de reconnaissance", fait valoir Eliane Aubert qui n'exclut pas de "communaliser" le secteur, autrement de supprimer la FASL.

Presque tous les groupes se sont rangés derrière l'idée que des clarifications doivent être apportées de manière à valoriser le "gros travail" qui se fait dans les quartiers. Des stratégies doivent être dégagées pour le confort de chacun, y compris pour celui du Conseil communal, soucieux d'un emploi judicieux des deniers publics. Il y va tout de même de quelque 10 millions par année, financés à 99,2% par la Ville de Lausanne.

Seule la gauche dure se permet des états d'âme. Le conseiller d'Ensemble à Gauche, Claude Calame, fustige la méthode utilisée par l'IDHEAP lors de son enquête, accusée de se borner à des considérations quantitatives: "Il n'y a pas d'interrogations sur les contenus de l'action des animateurs. Tout cela fleure bon le New Public Management. Et le rapport contient d'invraisemblables platitudes comme lorsqu'il recommande aux acteurs de l'animation de se "doter d'outils de pilotage"."

Dans sa réponse, le municipal en charge, David Payot, relate qu'un processus est en cours à la FASL pour une réorganisation de son conseil de fondation. Un forum a eu lieu ce printemps, tandis que les acteurs de l'animation des quartiers seront informés la semaine prochaine des orientations sur lesquelles s'appuie la Municipalité. Pour David Payot, un chemin doit être trouvé entre les deux extrêmes qui consistent soit à brider la FASL soit à lui laisser une totale autonomie. Pour l'édile, la question de "communaliser" ou non cet organe n'est "pas centrale".

L'important semble être avant tout d'apaiser le contexte avec une meilleure coordination et une meilleure articulation entre les différentes entités (associations de quartiers, animateurs, bénévoles, etc.) de l'animation socioculturelle. Dans le préavis que rédigera la Municipalité, le postulat d'Eliane Aubert sera pris en compte avec les autres éléments de réorganisation propres à redonner de la clarté.

Créé: 25.06.2019, 22h20

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