Débutants ou confirmés, les passionnés du drone ont convergé vers l’EPFL

LausanneTout ce que vous vouliez savoir sur l’aéronef a été présenté de vendredi à dimanche sur le campus lausannois.

Toutes les facettes du drone ont été présentées à l'EPFL, de vendredi à dimanche.

Toutes les facettes du drone ont été présentées à l'EPFL, de vendredi à dimanche. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Tout sourire, Maxime Ameye, 12 ans, quitte la zone de vol située à côté du Rolex Learning Center. Le Lausannois a pu l’espace de quelques minutes faire voler lui-même un drone. «J’ai eu des voitures télécommandées, un petit hélicoptère, mais là c’est vraiment autre chose. Ce n’est pas la première fois que j’en fais. Je crois que je commence à maîtriser le truc.» Très prisée de vendredi à dimanche, cette initiation au vol a pu permettre à un public large de prendre les manettes durant cette première édition – gratuite – de l’EPFL Drone Days. Outre l’apprentissage au vol, des conférences, des ateliers, des courses, des expositions furent proposées.

Venu de Saint-Prex, Benedikt Braun est un grand fan de modélisme. Depuis l’enfance: «Il y eut d’abord les Lego, les voitures électriques télécommandées, puis à essence. Aujourd’hui, j’ai un hélicoptère de 2 m d’envergure.» A la sortie de la zone de vol, l’avis du jeune homme est catégorique: «Le drone, c’est trop doux. Ça ne me provoque pas de sensations. Avec l’hélico, on peut davantage évoluer, faire des figures. Je n’achèterai pas de drone.»

L’achat d’un petit aéronef télécommandé, Laurent Ghezzi, qui n’a jusque-là pratiqué que le cerf-volant, l’envisage. «Mais d’abord, je veux tester. Je ne l’ai jamais fait», annonce le Haut-Savoyard spécialement venu sur le campus lausannois pour ce baptême. «C’est bien fait cette manifestation. Je vais trouver toutes les réponses à mes questions y compris en termes de législation pour me décider à l’achat ou pas.»

Damien Fouillade échange avec d’autres passionnés comme lui. Là, attention, on semble être chez les chevronnés. L’initiation? Pas besoin. «J’ai un drone. C’est déjà mon quatrième. Je vole une fois par semaine. Fan de randonnée, je le prends toujours avec moi.» Son «faux-bourdon» lui sert surtout à filmer avec sa caméra intégrée. «Le glacier d’Aletsch, récemment. Avant, les Antilles ou la Muraille de Chine», poursuit le Lausannois qui montre ses vidéos. Bluffant. «Certains s’achètent un appareil photo performant. Moi, je me fabrique des supers souvenirs vidéos que je partage sur les réseaux sociaux ou YouTube.»

Comme beaucoup, Damien va s’informer sur la législation en vigueur au stand de la police. Outre un fonctionnaire de l’Office fédéral de l’aviation civile, deux gendarmes sont présents: Patric Moret et Christian Savary, respectivement répondant drone pour les polices genevoise et vaudoise.

«Les gens ont souci de bien faire»

Les questions fusent. Sur l’altitude, où voler, peut-on survoler ma maison, me filmer, diffuser les images? Les réponses sont posées et limpides. «On n’arrête pas. Les gens ont souci de bien faire. Ils veulent prendre du plaisir sans se mettre en infraction», résume Christian Savary. Les curieux repartent avec de la documentation où il est clairement indiqué ce qui est admis avec ou sans autorisation. Ou interdit, comme les abords des sites aériens. Pour le béotien, toutes les infos figurent sur le site Internet de l’OFAC.

Bien entendu, plusieurs marques proposent leurs modèles. Chez l’un d’eux, la gamme s’étend de 649 à 6000 francs. Tous leurs aéronefs sont munis de GPS avec cartes intégrées des zones de vol interdites. S’il est à proximité, le drone automatiquement ne décolle pas, ou s’arrête. «Avec une batterie de rechange, une télécommande, un drone ludique avec caméra coûte environ 1000 francs», dit un vendeur.

C’est à peu près la somme que s’est fixée le jeune Maxime qui économise depuis un an pour se payer son rêve. Son papa souhaite d’abord qu’il s’initie plus. Notamment en prenant des cours à l’Ecole suisse du drone. Avantage pour le petit Lausannois, son paternel Laurent ne regrette pas d’avoir passé la matinée à l’EPFL Drone Days: «Moi aussi ça m’intéresse de piloter un drone…» (24 heures)

Créé: 03.09.2017, 19h03

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actu croquée par nos dessinateurs, partie 4

Le géant de l'or noir basé à Genève se fournit auprès d'une entreprise dont les droits de forage ont été obtenus par un homme, aujourd'hui sous enquête pour corruption.
(Image: Bénédicte) Plus...