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Déficit contenu pour le ménage morgien

La Municipalité a divisé par deux la perte prévue pour l’exercice 2019, à 4,3 millions de francs.

Image d'illustration.
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Pixabay

C’est une première. Pas le déficit de 4,3 millions de francs qu’affiche la Ville de Morges pour 2019, mais le format de la conférence de presse pour dévoiler les comptes qui s’est – coronavirus oblige – déroulée mercredi en fin de matinée par vidéo. La municipale responsable des Finances et de la Promotion économique, Mélanie Wyss, confiait d’ailleurs avec le sourire en avoir fait des cauchemars la nuit précédente, durant lesquels elle n’arrivait pas à se connecter à la réunion virtuelle ou n’avait pas la bonne présentation.

Après avoir livré cette anecdote, la grande argentière est entrée dans le vif du sujet en expliquant que le résultat était «meilleur que prévu bien que toujours déficitaire», le budget prévoyant à l’origine une perte de 8,3 millions de francs. Une différence expliquée notamment par une hausse des recettes fiscales de 7,5 millions par rapport à ce qui était attendu. «Elles totalisent un montant de 65,5 millions, a détaillé Mélanie Wyss. Ce qui représente 45,3% des revenus totaux de la Commune. L’écart favorable entre le budget et les comptes est dû en partie à une augmentation de 5 millions des revenus relatifs aux personnes morales liée à la fin de l’exonération fiscale d’une entreprise ainsi qu’à deux rattrapages conséquents pour les années 2017 et 2018.»

Du côté des charges, l’Exécutif est satisfait de ne pas avoir dépassé le budget alloué aux dépenses maîtrisables. Ces dernières sont inférieures de 600'000 francs aux prévisions. La Municipalité déplore néanmoins une nouvelle élévation des coûts inhérents à la facture sociale et à la péréquation, de 4,1 millions par rapport à 2018. «Sur ces cinq dernières années, l’augmentation se monte à 8,4 millions», a indiqué Mélanie Wyss.

Et le syndic, Vincent Jaques, d’ajouter: «On voit que Morges, comme d’autres communes vaudoises, se retrouve dans une situation où dégager une marge de financement pour ses projets devient compliqué, car elle est rapidement hypothéquée par les besoins liés aux charges non maîtrisables. Cela ne veut pas dire que l’on condamne le financement de ces dépenses, mais la question de la répartition de la facture sociale pose un problème de capacité financière qui devient chronique.»

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