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Les délogés de la Rouvraie entrevoient une éclaircie

Les locataires menacés d’expulsion évoquent une solution mais leur régie ne confirme pas.

A l'origine, les baux des locataires avaient été résiliés pour le 31 janvier 2019. Depuis, une conciliation avec le propriétaire est en cours.
A l'origine, les baux des locataires avaient été résiliés pour le 31 janvier 2019. Depuis, une conciliation avec le propriétaire est en cours.
Jean-Bernard Sieber

En octobre 2018, les occupants des 160 appartements situés à l’avenue du Parc-de-la-Rouvraie 4 et à la route Aloys-Fauquez 26, à Lausanne, apprenaient que leurs immeubles devaient faire l'objet de gros travaux et que leurs baux étaient résiliés pour le 31 janvier 2019. L’annonce avait déclenché une levée de boucliers: locataires réunis en association, pétition forte de 5000 paraphes et préavis négatif de la Municipalité. Depuis, les habitants discutent avec le propriétaire, Credit Suisse, dans le cadre d'une procédure de conciliation.

D'après eux, ces discussions auraient débouché sur des avancées. «L'idée serait désormais de traiter une tour après l’autre. Ainsi, pendant que l’une est en chantier, tous les locataires seraient relogés dans l’autre», annonce Alain Joly, président du collectif des locataires. Un transfert rendu possible par de nombreux appartements libres en raison de départs naturels et de locataires ayant choisi de déménager après l'annonce de la résiliation des baux (NDLR: suspendue par la procédure en cours). Sur place, il resterait une centaine de ménages sur les 160 originels.

Nature des travaux

Les habitants disent aussi avoir obtenu du propriétaire qu’il reconsidère la nature des travaux, point de discorde central. «Pour la première tour, à Aloys-Fauquez 26, il a déjà renoncé à beaucoup de choses que nous contestions. Il y aurait des rénovations, ce qui est nécessaire, mais sans changements structurels», explique Alain Joly. Et de préciser que des hausses de loyer de 10 à 15% ont été évoquées pour ce bâtiment. Le second immeuble fait encore l’objet de discussions, censées aboutir avant fin juin. «Le propriétaire opte pour un modèle pragmatique comme ça s’est déjà vu ailleurs. Nous pouvons être satisfaits de cet effort qui permet de conserver un cadre de vie et de préserver une communauté soudée», observe le conseiller communal socialiste Benoît Gaillard, qui appuie la démarche des habitants.

Œuvrant pour Credit Suisse, la régie Wincasa est plus prudente. «Le propriétaire n’a pris aucune décision quant à la stratégie initiale. Nous nous efforçons naturellement de trouver une solution à l’amiable, affirme Pascale Kohli-Altmann, directrice d’agence de Wincasa Lausanne. D'éventuels amendements et corrections du projet initial dépendent de la finalité des pourparlers en cours.» Quant aux futurs loyers, «ils ne peuvent pas être confirmés pour le moment. Conformément à la loi sur la préservation et la promotion du parc locatif en vigueur, ils seront plafonnés pendant quelques années et fixés par le Service du logement».

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