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Le diamantaire range ses écrins pour la dernière fois

Michel Lob a fourni des bijoutiers de toute la Suisse durant près de quarante ans. Il témoigne de l’évolution du métier.

Transporter des diamants n’est pas de tout repos. «J’ai toujours dû m’accrocher à ma valise!» raconte Michel Lob.
Transporter des diamants n’est pas de tout repos. «J’ai toujours dû m’accrocher à ma valise!» raconte Michel Lob.
Patrick Martin

«Je me suis pris au jeu, mais au début, les brillants ne m’attiraient pas spécialement», témoigne Michel Lob. Le diamantaire lausannois de 70 ans, un des derniers de son espèce dans le canton, met ces jours un terme à une carrière de quarante ans comme grossiste en diamants taillés. Connu loin à la ronde dans le petit monde des bijoutiers comme un commerçant compétent et sérieux, Michel Lob a choisi son métier un peu par hasard. Ou peut-être pas, puisqu’il a passé les neuf premières années de sa vie à Bruxelles, où son père, représentant en montres suisses, avait des clients à Anvers, la Mecque du diamant. La famille revient à Lausanne en 1954.

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