Les Docks lèvent le voile sur leurs coulisses pour l’Open Club Day

LausanneLa salle de musique a accueilli une centaine de curieux samedi. L’occasion de livrer quelques-uns de ses secrets d’exploitation au public.

Journée portes ouvertes aux Docks.

Journée portes ouvertes aux Docks. Image: Christian Brun

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Saviez-vous que 32 mètres de tuyaux, reliés à deux citernes de 1000 litres de bière chacune, alimentent les trois bars des Docks? Ou encore que plus de 200 heures de nettoyage ont été nécessaires sur le seul mois de novembre 2019? Ce sont quelques-uns des chiffres insolites dévoilés par la salle de concert de Sévelin à l’occasion des portes ouvertes qui s’y tenaient samedi, lors de l’Open Club Day. Tout au long d’un parcours en dix étapes à travers la salle et ses coulisses, le public était accueilli par l’équipe encadrante au complet pour des explications et des anecdotes sur la vie de la salle.

«Le but de cette journée est vraiment d’humaniser ce lieu, pour que le public se rende compte de ce qu’il faut pour le faire fonctionner», glisse Jolan Chappaz, responsable de la communication. Il poursuit: «Une salle de concert est constituée des gens qui y travaillent.»

Aux Docks, ils sont une dizaine à composer l’équipe encadrante: quatre d’entre eux sont des salariés à temps plein, les autres ont des temps partiels. Tous disposent d’un réservoir de bénévoles, d’extras ou de petits employés, qu’ils gèrent en fonction des besoins. Ils ont des horaires de travail de bureau classiques, même si chacun a son propre rythme, lié aux spécificités de son poste. Une organisation complexe et vaste, qui n’avait que très rarement été révélée au public avant cette journée de découverte. «Parfois, quand je dis que je suis directrice et programmatrice aux Docks, on me demande ce que je fais comme métier à côté, comme si ça ne suffisait pas», peste Laurence Vinclair, cheffe de tout ce petit monde depuis douze ans.

C’est que, même si elle n’a pas de but lucratif, l’institution doit se maintenir à flot. Elle reçoit des subventions, principalement de la Ville de Lausanne, mais elle doit tout de même s’autofinancer à hauteur de 70%. Un défi quotidien dans une industrie culturelle en constante évolution. Laurence Vinclair reprend: «C’est de plus en plus dur. Ça va très, très vite, et il faut toujours être vigilant: nous avons une demi-journée à peine pour répondre à chaque sollicitation d’agents d’artistes, après c’est déjà trop tard.»

Le responsable de l’administration, Alexandre de Charrière, rebondit: «Nous sommes la plus petite des grandes salles, ou la plus grande des petites salles. Donc, forcément, il y a parfois des petits problèmes ou des surprises. Mais au final le public comme les artistes semblent généralement contents du résultat.» Son collègue Alexandre Hugli, chargé de production, abonde: «En fait, une fois que les artistes ont vu que la préparation, l’encadrement et l’accueil sont sérieux ici, il n’y a plus de problèmes. Certains grands noms demandent à revenir.»

Au total, ce sont un peu moins d’une centaine de visiteurs qui ont pu découvrir l’envers du décor des Docks. Un public aussi varié que la programmation de la salle.

Créé: 02.02.2020, 19h22

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