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La droite refuse de voir filer l'argent des parkings

L’idée d’affecter l’argent du stationnement pour la mobilité en général passe mal. Un recours est déposé.

Le parking de Bellerive et... un vélo.
Le parking de Bellerive et... un vélo.
Patrick Martin

On les savait fâchés. De nombreux membres du PLR, de l’UDC et du PLC avaient fait savoir en juin déjà que l’une des idées de Florence Germond leur déplaisait fortement.

C’était au moment de la discussion sur les comptes de la Ville de Lausanne. La municipale des Finances y avait glissé une modification du règlement sur la circulation et le stationnement. Le but: pouvoir allouer les recettes du stationnement à un fonds sur la mobilité dans son ensemble.

«Incompréhensible» pour les 23 élus de droite, qui ont déposé lundi un recours à la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal. Matthieu Carrel, chef du groupe PLR au Conseil communal: «Il y a d’abord la frustration de ne pas avoir pu tenir un vrai débat sur la question. Cette mesure, enrobée dans un grand préavis sur les comptes, est tout simplement un cavalier législatif.»

«L’été, ce n’est pas idéal pour récolter des signatures.»

Passé la frustration, la droite a décidé d’agir. Elle aurait pu opter pour un référendum, mais elle a renoncé. «L’été, ce n’est pas idéal pour récolter des signatures, poursuit Matthieu Carrel. Mais surtout, nous avons des arguments juridiques à faire valoir auprès de la Cour constitutionnelle.»

L’élu indique en effet qu’une jurisprudence existe, qui précise qu’une taxe sur le stationnement ne peut que servir à financer des mesures liées au stationnement. En somme, c’est bien cela qui provoque l’ire de la droite: «Que l’argent que paient les automobilistes serve in fine potentiellement pour des aménagements de mobilité douce auxquels les autres usagers de la route ne contribueraient pas, ou beaucoup moins. C’est injuste», dit le membre du PLR, lui-même cycliste.

Une logique que la municipale Florence Germond déplore, non sans rappeler au préalable que l’article décrié par la droite a été avalisé par l’État de Vaud. «Ce qu’on constate, c’est que la droite lausannoise est contre les mesures de mobilité douce et de modération du trafic. Il y a un décalage complet entre cette volonté de favoriser la voiture en ville et l’état d’esprit de la population qui ne cesse de demander une tranquillisation et un apaisement du trafic pour améliorer la qualité de vie.»

La décision de la Cour constitutionnelle devrait tomber dans les six mois à venir.

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