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Après les duvets chauds, des vivres en libre-service

Les initiatives citoyennes se multiplient, alors que le Conseil communal vote ce mardi sur des frigos solidaires.

Posé contre une arche du Grand-Pont, «le petit garde-manger» fonctionne depuis le week-end dernier. Les citoyens sont encouragés à déposer un paquet de pâtes ou tout autre aliment non périssable, à destination des plus démunis. Ils donnent leur avis.

Après l’armoire à couvertures pour SDF, inaugurée il y a une semaine à la Riponne et qui déborde de bonnets, d’écharpes et de sacs de couchage en libre-service (notre édition du 10 janvier), un placard d’un nouveau genre a ouvert ses portes à Lausanne. C’est «le petit garde-manger». Il fonctionne depuis le week-end dernier.

«Je l’ai bricolé à la maison et je l’ai posé samedi contre une arche du Grand-Pont. J’ai eu l’idée alors que j’étais aux Etats-Unis. Le système y rencontre un vif succès, surtout en milieu rural», explique son initiatrice, une jeune Lausannoise de 25 ans. Le concept: inciter les citoyens à déposer un paquet de pâtes ou tout autre aliment non périssable, à destination des plus démunis, qu’ils soient SDF ou familles dans le besoin.

Pour la seconde fois en l’espace d’une semaine, deux initiatives citoyennes ont donc vu le jour à Lausanne, sans que les autorités ou la police du commerce ne soient consultées au préalable. Pour l’armoire à couvertures comme pour le petit garde-manger, elles ont été informées une fois le dispositif monté à la va-vite sur l’espace public. «Il y avait urgence à intervenir en raison des grands froids qui arrivent», explique celle qui a installé l’armoire à couvertures à la Riponne. Quant au petit garde-manger, sa conceptrice avoue avoir profité de «la vague de sympathie» de la première armoire pour l’imposer.

D’autres parlent aujourd’hui d’installer des casiers dans les rues pour que les SDF puissent y déposer leurs maigres affaires durant la journée. Avec ou sans autorisation.

Améliorer le lien social

Hasard du calendrier, le Conseil communal de Lausanne se penche ce mardi soir sur un postulat visant à installer des réfrigérateurs en libre-service afin de réduire le gaspillage alimentaire et améliorer le lien social. «Nous avons tous été confrontés à la problématique d’aliments périssables que nous ne pouvons plus consommer pour diverses raisons», expose le conseiller Fabrice Moscheni (UDC). Sa proposition: mettre à disposition de la population des frigos en libre-service où les aliments pourraient être stockés en attendant qu’ils soient pris par des personnes intéressées. Les maisons de quartier pourraient être impliquées dans leur gestion.

La commission qui a étudié ce postulat a accepté sa prise en considération à l’unanimité. D’autant que l’idée n’est pas si farfelue que cela, d’autres communes suisses ayant développé des systèmes similaires comme Food Save à Lucerne, RestEssBar à Frauenfeld, à Schaffhouse et à Olten, ou encore VerwertBar à Kreuzlingen.

Une expérience pilote de «frigos ouverts» a encore été menée à Winterthour en 2014. Il en a résulté des principes qui ont rassuré les commissionnaires lausannois, comme la gratuité pour tous, l’accessibilité à tous, le but non lucratif de l’action, son indépendance religieuse et politique et, forcément, le respect des normes d’hygiènes et sanitaires. Là encore, pour piloter ces frigos solidaires, les élus ont convenu qu’il serait préférable que l’impulsion vienne «d’en bas», avec un rôle subsidiaire des pouvoirs publics.

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