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L'eau potable lausannoise est-elle de bonne qualité?

Le Service de l'eau de la Ville a effectué plus de 6000 prélèvements en 2018 afin de déterminer le taux de conformité de l'eau. Résultats.

Image d'illustration.
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Olivier Allenspach A-

Naviguez, il n’y a rien à voir! Le Service lausannois de l’eau a rendu mardi une copie (presque) sans faute de son examen annuel obligatoire. Sur plus de 105 000 résultats d’analyses, seuls cinq cas ont révélé une non-conformité microbiologique, sans danger pour les consommateurs. Cela permet à la Ville de dire que les 31 milliards de litres d’eau potable distribués chaque année à Lausanne et dans 17 communes voisines ont un taux de conformité proche de 100%.

Et les buveurs d’eau lausannoise – soit 245 000 habitants – ne s’y trompent pas. Un sondage réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1500 clients montre que 90% d’entre eux boivent l’eau du robinet (39% exclusivement, 51% aussi de l’eau en bouteille).

Le laboratoire du Service de l’eau analyse en outre 300 substances de manière précise. Ces recherches ont permis de détecter une vingtaine de substances qui reviennent régulièrement, toutefois toujours en dessous des normes. Parmi ces micropolluants, les pesticides, les médicaments ou encore les sucres de synthèse. Un antidiabétique, la metformine, est même présent «dans tous les cours d’eau», selon Fereidoun Khajehnouri, chef de la division contrôle de l’eau. D’abord parce qu’il est ingéré en grande quantité par les diabétiques, mais aussi depuis qu’il est utilisé pour ses effets sur la perte de poids. «Sans réel danger – il est ingéré quotidiennement par beaucoup –, sa présence indique que le consommateur est directement responsable de ce qui se retrouve dans l’eau du lac (ndlr: 55% de l’eau potable lausannoise vient du Léman, 29% de sources, 16% du lac de Bret)», prévient le chimiste.

Le Service de l’eau s’attelle aujourd’hui, en collaboration avec l’Université de Lausanne, à l’analyse d’autres résidus quotidiens qui échappent aux normes: les produits de soins corporels. Une liste prioritaire de 28 substances a été établie. «On tâtonne», admet le municipal Pierre-Antoine Hildbrand.

Le service a profité de sa conférence de presse annuelle pour rappeler son action en Mauritanie. Depuis dix ans, Lausanne et 20 autres Communes améliorent l’accès à l’eau potable dans la capitale, Nouakchott, grâce au centime solidaire prélevé sur chaque mètre cube d’eau (240 000 fr. par an). «Septante nouveaux kilomètres de réseau – en plus des 70 déjà posés – seront créés ces trois prochaines années, grâce à 1,7 million investi», a indiqué Sébastien Apothéloz, chef du service.

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