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Ecole gratuite? La notion diffère selon les établissements

Des parents lausannois, dont Benoît Gaillard, demandent davantage de clarté quant aux sorties scolaires.

Les sorties scolaires doivent être payées par l'école. Mais que désignent-elles au juste ? On ne sait pas.
Les sorties scolaires doivent être payées par l'école. Mais que désignent-elles au juste ? On ne sait pas.
Patrick Martin

Le sentiment d’une «restriction». Voilà ce qui a poussé le socialiste Benoît Gaillard à poser des questions sur le financement des sorties scolaires lausannoises. Depuis la rentrée, il lui a en effet semblé que les activités scolaires hors murs de l’école de sa fille mais également d’autres établissements tendent à diminuer. Difficile, toutefois, de confirmer l’impression et de connaître ses raisons.

La rentrée 2019 a en effet été la première, dans le canton de Vaud, à voir être strictement et complètement appliqué le concept de gratuité de l’école tel que réaffirmé par le Tribunal fédéral. En décembre 2017, ce dernier a annulé deux dispositions de la loi sur l’école thurgovienne en vertu du principe de l’enseignement de base gratuit, inscrit dans la Constitution fédérale.

Une interpellation urgente a été déposée

Le Canton de Vaud a ainsi confirmé le printemps dernier que les sorties seraient du ressort des Communes. De quoi mettre une sacrée gabegie dans les sorties scolaires, à en croire la situation lausannoise. «La communication n’a pas été très claire entre la Ville, les établissements scolaires, les profs et enfin les parents», résume Benoît Gaillard, qui dépose ce mardi une interpellation urgente, cosignée par la plupart des groupes du Conseil. L’élu indique en effet dans son interpellation que le Service des écoles avait peiné à réaliser «un recensement des pratiques dans les différents établissements».

Il déplore que les parents n’aient pas reçu d’information officielle sur le sujet à la rentrée dernière. «On aurait pu avoir un rappel des décisions, l’énoncé des règles nouvelles et même l’annonce qu’il y aurait une période d’adaptation.» Car pour l’heure il n’existe pas de liste du type et du nombre d’activités que les écoles vont poursuivre (et donc payer). Chaque établissement, voire chaque enseignant, peut faire varier les sorties plus ou moins à sa guise. Comme auparavant, d’ailleurs.

Un risque d'inégalité de traitement

Le raisonnement pousse ensuite le socialiste à se questionner sur l’égalité de traitement. «Bien sûr, la Ville ne dicte pas aux établissements quoi faire. Et bien sûr les écoles ne font pas toutes la même chose. Mais cela peut induire des inégalités de traitement qui ne sont pas justifiées.»

Par conséquent, selon lui, la Ville ne pourrait-elle pas proposer des «standards généraux», sorte de liste d’activités dans lesquelles les enseignants et établissements pourraient puiser? Pour rappel, l’enveloppe de la capitale vaudoise destinée aux activités et sorties scolaires tourne autour des 4,5 millions de francs. Débat et réponses prévus dans une quinzaine de jours.

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