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Les électros vaudois, en lutte organisée pour leur CCT, fermaient la manif

Le rassemblement du 1er Mai chapeauté par l’Union syndicale vaudoise a réuni quelque 500 personnes à Lausanne ce lundi.

Défilé du 1er Mai à Lausanne
Défilé du 1er Mai à Lausanne
Patrick Martin
Des centaines de personnes se sont rassemblées pour le cortège.
Des centaines de personnes se sont rassemblées pour le cortège.
Patrick Martin
Avec des pancartes et des slogans en tout genre.
Avec des pancartes et des slogans en tout genre.
Patrick Martin
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C’est un cortège nourri qui a défilé dans les rues de la capitale vaudoise ce lundi en fin d’après-midi. En revendication principale, la prévoyance vieillesse 2020 trustait un grand nombre de banderoles. En cause, le «paquet» accepté par le parlement. Le conseiller fédéral en charge du dossier a été copieusement hué, voire menacé d’un «Berset, t’es foutu, la jeunesse est dans la rue» scandé en tête de manifestation par des jeunes de SolidaritéS. Valérie Borloz, secrétaire générale de l’Union syndicale vaudoise, a nuancé: «Ce n’est plus seulement le paquet d’Alain Berset, mais celui du parlement. Ce qui est inquiétant, c’est qu’une frange du mouvement syndical puisse admettre une augmentation du temps de travail, moyennant des compensations insuffisantes! La seule situation où on pourrait l’admettre, c’est le jour où on obtiendra l’égalité salariale.»

Autre actualité qui fleurissait les banderoles, la récente grève chez Thermo Fisher à Ecublens. Les «camarades» menacés de licenciement collectif étaient invités en tête de cortège. Suivait un grand rassemblement de ressortissants turcs, venus rappeler les oppressions toujours plus fortes du gouvernement envers les minorités et les opposants à la «dictature de l’AKP», parti du président Erdogan.

A l’autre bout du défilé, qui a réuni quelque 500 personnes entre la Riponne et Montbenon, un groupe d’électriciens étrennait ses T-shirts flambant neufs. Au dos, un logo fait d’un poing enserrant un éclair, posait la détermination du nouveau «Comité d’action des électros vaudois». Secondé par le syndicat Unia, ce comité veut obtenir des améliorations de conditions de travail lors du prochain renouvellement de la CCT nationale de l’installation électrique, qui aura lieu en 2018. «Nous sommes les parents pauvres du chantier, ont expliqué deux participants. Nos frais de repas sont les plus bas, la majoration du salaire le soir intervient plus tard que pour les autres corps de métier, et nos temps de déplacement de l’atelier au chantier sont sous-évalués!» Un deuxième comité romand, né il y a un mois à Neuchâtel, portera les mêmes revendications à Berne, et les électriciens espèrent développer encore ce réseau.

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