Les élus rassurés sur le sort du stade de la Tuilière

LausanneToutes les modifications seront à la charge d’Ineos mais le stade «appartient à la Ville».

Image: FLORIAN CELLA

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Il aura fallu une interpellation urgente pour que les élus lausannois soient rassurés sur le sort qui est en train d’être réservé à «leur» stade de foot, à la Tuilière. La Verte Sophie Michaud Gigon, qui avait déjà, en décembre, fait part de ses interrogations sur le rachat du club de la ville par Ineos, a obtenu de nombreuses réponses mardi soir.

Oscar Tosato, municipal socialiste responsable du Sport, a en effet précisé les contours du deal passé avec l’entreprise active dans la chimie et le club. Ineos avait, pour rappel, fait part de ses désirs de modifications de la Tuilière lors de son rachat du LS. Alors que le chantier avait déjà débuté, et donc après l’aval des élus lausannois sur l’essentiel du projet.

S’il est désormais certain qu’une série de modifications de la version originelle sont actées, il est tout aussi sûr que les élus n’auront plus leur mot à dire. Les changements qui interviendront ne «modifient pas les conclusions du préavis» que les élus avaient validé. Il est donc de compétence municipale de gérer cette affaire, a dit en substance Oscar Tosato.

Cette gestion rassure toutefois Sophie Michaud Gigon. Une série de contrats et conventions ont été élaborés pour assurer qu’Ineos paiera toutes les modifications demandées. Mais aussi qu’en cas de retrait du club l’entreprise s’acquittera de la facture pour remplacer la pelouse, qu’elle a voulue en gazon, par du synthétique (le choix initial de Lausanne). Il est aussi assuré que ce revêtement n’empêchera pas d’autres manifestations de se tenir au stade. «Mais la protection de la surface sera simplement plus complexe» et toujours à la charge d’Ineos.

Et si des entreprises écartées au début du chantier venaient à demander un dédommagement maintenant que «les règles du jeu» ont changé? L’avocate qui a étudié la question, selon Oscar Tosato, estime que les chances sont faibles. «Ineos paiera la compensation» si toutefois un tel cas de figure devait se présenter.

«L’image de cette entreprise et ses activités sont catastrophiques. Et là-dessus la réponse de la Municipalité est médiocre»

Seul sujet où de grandes inconnues demeurent: le «naming» du stade. «Toutes les options sont encore ouvertes», a souligné Oscar Tosato. Avant de rappeler que le baptême de la Tuilière est exclusivement de la compétence de la Ville.

Il est cependant un pan de l’affaire sur lequel Sophie Michaud Gigon, par ailleurs secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs, n’est «absolument pas satisfaite»: «L’image de cette entreprise et ses activités sont catastrophiques. Et là-dessus la réponse de la Municipalité est médiocre.» (24 heures)

Créé: 11.05.2018, 21h37

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