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«Nous ne sommes pas encore au top, mais la situation du LEB s’améliore»

Financement, grogne des usagers, grands travaux à venir… Le président du conseil d’administration évoque les enjeux de la ligne.

Président du conseil d’administration du Lausanne - Echallens - Bercher (LEB) depuis 2014, Jacques Millioud se verrait bien «poursuivre encore quatre ou cinq ans. Mais il faudra pour cela que les actionnaires acceptent de me réélire.»
Président du conseil d’administration du Lausanne - Echallens - Bercher (LEB) depuis 2014, Jacques Millioud se verrait bien «poursuivre encore quatre ou cinq ans. Mais il faudra pour cela que les actionnaires acceptent de me réélire.»
FLORIAN CELLA

Ancien syndic de Cheseaux-sur-Lausanne, Jacques Millioud est membre du conseil d’administration (CA) du Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) depuis 2000 et le préside depuis la disparition soudaine et tragique d’Yvan Nicolier, en novembre 2014. Il fait le point sur la situation actuelle et les projets d’avenir.

– Quel bilan effectuez-vous après trois ans et demi de rapprochement avec les TL?

– Même si les discussions sont parfois vives, nous finissons toujours par trouver les solutions nécessaires. La direction des TL (Transports publics de la région lausannoise) a bien compris notre volonté de continuer à tenir les rênes. Grâce à la taille de leur entreprise, chaque poste a aussi désormais un remplaçant attitré. Ce n’était pas le cas avant.

– De quoi se diriger vers une dissolution complète dans les TL?

– Non, pas du tout. Ce n’est pas à l’ordre du jour, même si on ne sait pas de quoi demain sera fait. Il faut aussi rappeler que ce rapprochement vient d’une décision du Conseil d’Etat et que nous n’avons pas vraiment eu le choix. Mais il nous a permis de toucher 400 millions de francs pour nos projets durant la période 2013-2020, ce qui est quand même un montant très conséquent.

– Que répondez-vous à ceux qui disent que la situation actuelle est le résultat d’un manque d’anticipation du conseil d’administration?

– Il y a certainement eu des retards causés par l’ancienne structure de la compagnie. Mais nous avons aussi été victimes de choix politiques. Des projets comme le croisement de Prilly-Union ou le tunnel sous l’avenue d’Echallens étaient demandés de longue date par la compagnie. Mais, pendant longtemps, le développement du LEB n’était pas une priorité du Canton.

– Comprenez-vous l’irritation des usagers face aux problèmes d’exploitation à répétition?

– Oui, bien sûr. Nous ne sommes pas encore au top. Mais, de manière générale, la situation, et donc la satisfaction des usagers, tend à s’améliorer. Une étude que nous menons chaque année le prouve. Les investissements prévus y contribueront encore, mais il y aura forcément des situations temporaires agaçantes pour les usagers.

– Pourquoi n’accordez-vous pas à ces derniers un petit geste commercial comme certains le demandent?

– Parce qu’il serait très difficile de savoir où commencer et où s’arrêter. Par contre, nous avons déjà mené des opérations symboliques comme offrir le café et le croissant, et nous le referons.

– Que pensez-vous de la page Facebook «LEB, la ligne verte de tous les soucis»?

– Il est normal qu’une phase de transition comme celle que nous vivons suscite quelques vagues. Nous nous devons de les prendre au sérieux. C’est pour cela que nous avons organisé des rencontres, mais peu de membres de ce groupe se sont déplacés.

– Certains administrateurs de cette page vous accusent de ne jamais avoir répondu à leur pétition. Que s’est-il passé?

– Aucun document n’est jamais arrivé officiellement sur la table du CA! Mais, suite à la récente rencontre avec la conseillère d’Etat Nuria Gorrite, une réponse circonstanciée leur sera adressée par le CA. De manière générale, la quasi-totalité de leurs préoccupations concernent l’opérationnel. Les réponses doivent donc être apportées par la direction et non par le CA, qui s’occupe plutôt de stratégie.

– Le creusement du tunnel sous l’avenue d’Echallens va bientôt débuter. Quels seront les grands travaux suivants?

– La construction d’un croisement à Prilly-Chasseur, la traversée d’Etagnières et la construction d’un dépôt à Bercher. Mais les discussions autour de ces projets ne font que commencer. Par ailleurs, l’exercice de planification doit toujours être coordonné avec le Canton et la Confédération, et justifié pour tous les projets.

– D’autres chantiers?

– Oui. Après nous être beaucoup concentrés sur l’aspect ferroviaire de la compagnie, nous devrons aussi consacrer du temps à notre Service routier marchandises et à notre secteur immobilier, deux secteurs qui ne sont pas gérés par les TL. Pour le second, il s’agira notamment de redynamiser le quartier de la gare de Bercher, puisqu’il n’y a actuellement plus de tenancier au Buffet de la Gare.

– Combien de temps pensez-vous encore siéger au CA?

– Comme je n’ai «que» 60 ans et que plusieurs beaux projets arrivent, j’ai envie de poursuivre au moins quatre ou cinq ans. Le mandat est très intéressant et l’ambiance au CA très bonne. Mais il faudra pour cela que les actionnaires acceptent de me réélire.

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