A l'EPFL, François Hollande salue le «miracle suisse»

Visite d'EtatLe deuxième jour de la visite officielle en Suisse du président de la République française s’est déroulé à Lausanne, d’abord à l’EPFL, puis à Ouchy.

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Grand barnum à Lausanne pour la visite de François Hollande, jeudi après-midi. Escorté par la Conseil d’Etat vaudois in corpore, la présidente de la Confédération et une escouade d’officiels, le président de la République française s’est d’abord rendu à l’EPFL pour discuter formation et innovation avant de prendre un bain de foule à Ouchy.

Au Quartier de l’innovation de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, François Hollande s’est entretenu quelques minutes avec des patrons de start-up, histoire de humer l’air de cet écosystème facilitant la transition entre la recherche et la création d’entreprises. «Le miracle suisse, le secret suisse qui n’est pas bancaire, votre marque de fabrique, c’est l’innovation, la technologie et la création, a scandé le président de la République. Vous ne nous avez rien caché durant cette visite, les ministres français n’ont plus qu’à copier, j’en ai même vu un qui prenait des photos.» Une année après le vote suisse «Contre l’immigration de masse», il a néanmoins insisté sur l’importance de la libre circulation. «Quand on a un tel niveau de réussite, on ne doit avoir peur de rien, a-t-il relevé. La liberté de circuler et de travailler est primordiale.»

En écho, le président du Conseil d’Etat vaudois, Pierre-Yves Maillard, a remercié les 25'000 Français qui franchissent chaque jour la frontière pour venir faire tourner notre industrie horlogère ou nos hôpitaux. Le Vaudois a ensuite bombé le torse: «Nous avions 8% de chômage et 9 milliards de dette dans les années 90, nous avons su remonter la pente en gardant une bonne protection sociale et en évitant de privatiser. Nous sommes un canton confiant, a-t-il lancé. Et je vous ferais remarquer que les deux derniers présidents français qui sont venus nous visiter sont les deux seuls à avoir été réélus.»

Pendant ce temps-là, à Ouchy, la foule attendait sous la pluie: le programme officiel a pris une heure de retard. Le chef du protocole municipal, Christian Zutter, a essayé de positionner la Municipalité de Lausanne sur le quai face à l’Hôtel d’Angleterre, selon les recommandations de l’Elysée. «Il ne faut pas qu’on voie trop le château, ça ne va pas pour un socialiste, ni la rangée de pédalos», explique-t-il. Pas question de faire plaisir à Jean-Luc Mélanchon et d’immortaliser Hollande en «capitaine de pédalo».

Les premières voitures ont déboulé et c’est le «Géant Vert», cravate à chat, qui rejoint ses collègues. Des cris, des voitures noires. Et voilà déjà François Hollande qui apparaît et se dirige vers la foule, de l’autre côté de la rue, prenant de court tout le monde. Daniel Brélaz est déjà à ses côtés, les municipaux suivent. Les conseillers d’Etat aussi. Le président français ne cachait pas son plaisir, serrer des mains et se plier au jeu des selfies.

Souvenirs d’enfance

«Ségolène, Ségolène!» La ministre de l’Ecologie collée à son téléphone a fini par céder aux appels de la population et rejoint son président d’ex-compagnon pour s’offrir un bain de foule. La ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, a d’autres groupies: les conseillers d’Etat Nuria Gorrite et Pierre-Yves Maillard. Selfie à trois. Le municipal Oscar Tosato a accouru pour être sur la photo.

François Hollande s’est dirigé ensuite vers les municipaux lausannois: «J’arrive et la pluie cesse!» La nuée de caméras masquait les pédalos, ouf! Après avoir présenté ses collègues, le syndic a longuement parlé de la tradition d’ouverture et d’intégration de sa ville. Il a souligné au passage que ses citoyens ont refusé l’initiative «Contre l’immigration de masse». Daniel Brélaz a remis au président de la République une montre Randin, la seule manufacture lausannoise.

François Hollande a pour sa part rappelé ses souvenirs d’enfance entre Pully et Ouchy. Il a promis de faire appel aux conseils de Lausanne pour plaider la cause de la candidature de Paris aux JO de 2024 avant de rejoindre le Musée olympique.

Créé: 17.04.2015, 06h47

Albin Christen est venu avec sa fille Emilia, 9 ans, rencontrer ce président qu’elle voit beaucoup
à la télé. «Mes filles sont très curieuses de tout. On déjeune tous les matins avec France Inter.»

Venu tout seul à vélo, Maxime, 14 ans, a convaincu son père de le rejoindre après le travail. «Je regarde tous les débats à la TV française, je m’intéresse beaucoup à la politique.»

Jessica Walgenwitz (13 ans), de Duillier, et Ludovic Kern (14 ans), de Pampigny: «On s’est dit que c’était cool de voir François Hollande. C’est quand même quelqu’un d’assez connu.»

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