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L’EPFL teste les potagers domestiques du futur

La cafétéria du campus accueille des serres automatisées. Deux étudiants comptent bien commercialiser le concept.

Grégoire Gentile et Tom Lachkar n’ont pas attendu leur diplôme pour créer leur propre start-up.
Grégoire Gentile et Tom Lachkar n’ont pas attendu leur diplôme pour créer leur propre start-up.
FLORIAN CELLA

L’agriculture de demain va-t-elle s’immiscer jusque dans notre vie quotidienne: au bureau, au salon ou à la cafétéria? C’est ce qu’espèrent deux étudiants en master à l’EPFL. Début juillet, ils ont installé un véritable potager futuriste dans l’un des restaurants du campus. Celui-ci prend la forme de petites serres équipées de capteurs, empilées les unes sur les autres comme des aquariums. Dans de petits bacs connectés à un système d’irrigation en cycle fermé, on y voit pour l’instant pousser des plants de cresson sous la lumière de lampes LED.

«J’ai commencé par développer un prototype de serre automatisée pour un cours. Puis je me suis rendu compte qu’il pourrait y avoir une application commerciale», détaille Grégoire Gentile, qui achève des études de master en génie mécanique. Avec Tom Lachkar, étudiant en bio-ingénierie, il n’a pas attendu son diplôme pour fonder Caulys, une start-up dont le but est d’amener ce concept dans les entreprises et les foyers.

Pour l’heure, les deux associés testent leur idée sur le campus, avec le soutien de l’EPFL. «Les gens ont une réelle aspiration à produire eux-mêmes leurs fruits et légumes. Ce qui leur manque, c’est le temps, la place et les connaissances», estime Grégoire Gentile. Grâce à des capteurs qui permettent de réguler l’apport en lumière, en eau et en nutriments dont bénéficient les plantes, le travail doit être réduit au minimum. «Il suffit de planter, d’irriguer et de récolter.»

Dès octobre, l’objectif est de mettre à disposition les serres et de vendre les bacs où poussent les plantes. «Il ne s’agit pas de remplacer l’agriculture classique, mais ce n’est pas un gadget. Un tel système économise 95% d’eau et ne nécessite pas de transport ni d’emballages. Malgré l’énergie utilisée par les lampes, le bilan écologique est positif», détaille Grégoire Gentile.

Caulys est le premier d’une série de 8 projets durables soutenus cette année par le programme Act for Change Lab de l’EPFL. Parmi eux figurent la construction d’un pigeonnier sur le campus, la création d’une cafétéria récupérant des denrées invendues, ou encore des kits pour fabriquer des meubles avec des palettes de bois. «Avec ces projets, le campus fonctionne comme un laboratoire, explique Gianluca Paglia, responsable d’Act for Change Lab. Ensemble, l’EPFL et l’UNIL forment la deuxième ville du canton. Si ces projets fonctionnent ici, ils peuvent marcher dans d’autres villes.»

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