«Est-ce bien nécessaire de saler toutes les rues de Pully?»

MétéoUn élu Vert questionne la politique du déneigement «sans distinction».

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«Est-ce bien nécessaire de saler et de déblayer toutes les rues de Pully, sans distinction, à chaque épisode neigeux?» C’est la question posée par Bernard Suter (Les Verts) lors du dernier Conseil communal de l’année, le 14 décembre. L’élu a été frappé par le traitement réservé au blanc manteau qui a recouvert la commune et une bonne partie du canton, le dimanche précédent. «Oui, c’est nécessaire», a répondu le municipal Marc Zolliker. «Nous devons assurer un service à tous les habitants pour leur permettre de se déplacer.» L’ensemble des routes et chemins est donc salé sans exception, en commençant par les axes des transports publics et les routes en pente.

Marc Zolliker a justifié l’usage exclusif du sel pour le déneigement. «Les gravillons endommagent les véhicules stationnés à proximité et les saleuses. Ils sont adaptés à la montagne; pas à la ville. Quant aux copeaux de bois, au dégel, ils se mettent dans les regards de la route et bouchent, à terme, les canalisations.» La Commune de Saint-Cergue avait tenté, au début des années 2000, l’usage des copeaux sur ses trottoirs enneigés. «Cela n’a pas été concluant, rapporte Arnaud André, chef de la voirie. Nous avons arrêté. On les mettait à la main sur la neige; ça prenait du temps. Et au printemps, ces déchets bouchaient les grilles de route.»

Gravillons proscrits

Le Canton, qui entretient les routes cantonales et les autoroutes, n’a pas adhéré non plus. Il utilise presque exclusivement du sel, sous plusieurs formes. «C’est le produit le plus efficace, juge Laurent Tribolet, chef de la division entretien des routes vaudoises. Les copeaux sont un produit idéal pour les allées piétonnes et les chemins privés. Mais dès qu’il y a du trafic, ils filent dans les bas-côtés.» Quant aux gravillons, ils ont été proscrits à la fin des années 90. «Ils coûtent très cher à la production et à la fin de la saison, il faut balayer.»

Revenons-en à Pully et aux chutes de neige du 9 décembre. «Est-ce bien nécessaire d’avoir des boulevards bien lisses le dimanche?» s’est encore interrogé Bernard Suter devant le Conseil communal. Réponse affirmative de Marc Zolliker: «Même le dimanche, certaines personnes circulent, à pied, en transports publics et en voiture.» La neige est à nouveau tombée le 18 décembre. Mi-décembre, le stock cantonal comptait 10 000 tonnes de sel, contre 15 600 tonnes au début de la saison. «Il n’y a pas de souci à se faire concernant une pénurie», assure Laurent Tribolet. (24 heures)

Créé: 19.12.2017, 16h30

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