Des étudiants créent une salle d’attente «délocalisée» sous la gare CFF

LausanneDe futurs ingénieurs et architectes ont réalisé des «refuges» éphémères et dialogué avec les usagers.

Les installations éphémères réalisées par les futurs architectes et ingénieurs ont fait réagir les passants.

Les installations éphémères réalisées par les futurs architectes et ingénieurs ont fait réagir les passants. Image: Patrick Martin

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C’est une sorte d’abri en bois placé au sud de la gare de Lausanne et muni d’attributs CFF, comme une feuille d’horaires jaune, une (fausse) horloge en bois et quelques pictogrammes proches de ce qu’on trouve sur les quais. Cette sorte de salle d’attente «délocalisée» a été érigée en moins d’une semaine par un groupe d’étudiants de l’EPFL issus de la Faculté de l’environnement naturel, architectural et construit (ENAC). Leur but était double. Entrer en dialogue avec les usagers de la «place» sud, à la sortie du passage sous-voie, d’une part; et, d’autre part, imaginer des infrastructures légères répondant déjà en partie à certains des besoins et demandes de ces usagers.

Trois installations ont ainsi été réalisées par 28 étudiants de deuxième année de bachelor, qu’il s’agisse de futurs architectes ou ingénieurs. Elles ont été inaugurées jeudi dernier, avec la bénédiction des chefs de projet responsables de la transformation à venir de la gare et de ses environs. Pour mémoire, ces transformations permettront d’accueillir plus de personnes, le flux des voyageurs étant en partie réorienté vers le secteur sud.

Point de vue artificiel

Outre la cabane, placée en face du Café du Simplon, les futurs ingénieurs et architectes ont aussi créé un point de vue artificiel sous une arche du mur sud de la gare, au-dessus du parking deux-roues. Il permet d’admirer le lac par le biais d’une trouée que peu de passants remarquent d’ordinaire.

Moins spectaculaire, les étudiants ont aussi ajouté des bancs et une table haute autour des jardinières qui se trouvent dans la partie piétonne de la rue du Simplon, et le groupe chargé de la signalétique a posé en toute discrétion quelques petits panneaux indiquant la «place du village», le «bar à vin» (utilisé lors de l’inauguration) ou incitant à dire «bonjour».

«L’idée est de réaliser un travail léger, éphémère, pas cher et évolutif, explique la doctorante Jade Rudler, qui a coaché les étudiants. Ils ont fait réagir les passants, qui les ont même parfois aidés.» «Ce que ces étudiants ont réalisé est aussi pour nous une manière d’obtenir les avis des usagers de cette partie de la gare, commente Nathalie Luyet, cheffe de projet du Pôle Gare à la Ville. Idéalement, ils pourront être intégrés dans le cahier des charges du concours d’architecture qui sera lancé prochainement pour redéfinir toute cette aire sud qui va apparaître lorsque le bâtiment qui jouxte les voies aura été démoli.» (24 heures)

Créé: 30.04.2016, 13h44

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