Excédés, les taxis occupent la Riponne

LausanneLes chauffeurs, appuyés par Unia, ont manifesté contre les récentes modifications de leur réglement intercommunal.

Une septantaine de taxis ont stationné face au Palais de Rumine pour dire non au «dumping salarial» d’Uber.

Une septantaine de taxis ont stationné face au Palais de Rumine pour dire non au «dumping salarial» d’Uber. Image: Keystone

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Les taxis lausannois vrombissent à nouveau de colère. Mardi soir, ils étaient environ 70 à stationner sur la place de la Riponne dans le cadre d’une manifestation portée par le syndicat Unia. Ce dernier dénonce «une nouvelle péjoration des conditions de travail des chauffeurs». Une mobilisation qui fait notamment suite à la récente décision de l’Association de communes de la région lausannoise pour la réglementation du service des taxis de reconnaître une filiale de la société américaine Uber comme un central d’appel (notre édition du 4 mai).

Devant le parterre de véhicules faisant face au Palais de Rumine, Roman Künzler, responsable national de branche transports et logistique chez Unia, a critiqué «l’un des plus gros cas de dumping salarial et social de l’histoire de la Suisse», ajoutant que «dans les autres villes, tout le monde rit de la naïve décision lausannoise». Les manifestants sont ensuite allés faire entendre leurs revendications devant l’Hôtel de Ville, avant la séance du Conseil communal.

Pour rappel, Unia s’indigne du fait qu’une filiale d’Uber, dont le siège social est à l’étranger, soit reconnue en tant que centrale d’appel et non comme un service de transport. Pour le syndicat, il s’agit d’un «blanc-seing à une société qui ne respecte pas le cadre légal en vigueur dans notre pays».

Dans les faits, ce statut permet à Uber de distribuer des courses aux chauffeurs au bénéfice d’une autorisation d’exercer. Les conditions d’obtention du sésame ont été allégées en février dernier.

Unia demande une rencontre avec la direction de l’Association intercommunale, un retour en arrière sur les récentes modifications du règlement «qui favorisent une concurrence déloyale» ainsi qu’«un examen d’accès à la profession sur le modèle genevois». R.H. (24 heures)

Créé: 08.05.2018, 19h42

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