Des experts aident les parents dans la jungle de la formation

LausanneLe Salon des métiers, ce week-end, s’est adressé aux familles qui peinent parfois à s’y retrouver dans le monde du travail.

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Devant le stand des Transports publics lausannois au Salon des métiers et de la formation, Théo, 15 ans, se tâte avant de se diriger vers celui de Skyguide situé un peu plus loin. A ses côtés, Sandra Roth, sa maman, semble perdue. «C’est difficile, car mon fils ne sait toujours pas ce qu’il veut faire plus tard, confie-t-elle. J’essaie de l’aider à se tourner vers un secteur sans rien lui imposer. Mais, face à la multitude de formations, il n’est pas facile de s’y retrouver.»

Pour dompter les codes de ce processus d’orientation qui peut paraître imperméable, de nombreux parents ont fait le déplacement samedi à Beaulieu, à Lausanne. Il faut dire que c’était le public cible du week-end. «Cette année, nous avons renforcé l’aide aux parents en organisant deux conférences supplémentaires, confirme Nathanael Ha-Vinh, directeur de la manifestation qui présente près de 500 métiers accessibles par l’apprentissage et la formation supérieure. De plus, chaque parent d’élèves de 10e année a reçu une invitation pour se rendre au salon. Nous constatons qu’ils sont de plus en plus nombreux à venir ici. Le cap des 30'000 visiteurs a été passé l’an dernier, notamment grâce à la présence accrue des familles.» Pour expliquer cette hausse de la fréquentation, le responsable estime que le monde du travail et de la formation s’est complexifié et certains parents se sentent démunis face à cette réalité. «Il est essentiel de leur consacrer du temps en leur transmettant les bonnes informations», poursuit-il.

Samedi, le point d’orgue était la conférence organisée par l’Office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle sur le rôle des parents dans l’orientation des enfants, qui visait à donner certaines clés. Devant un parterre attentif, André Hungerbühler, responsable de l’Office d’orientation Ouest, à Nyon, n’y est pas allé par quatre chemins: «Les études le prouvent, le premier cercle familial d’un jeune joue un rôle primordial dans ses futurs choix d’orientation.»

Exercice très complexe

Mais, dans la jungle de la formation, la tâche s’avère ardue pour de nombreux parents. Entre CFC, maturité professionnelle, voie gymnasiale ou encore celle des hautes écoles, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. «Faire un premier choix professionnel n’est pas une sinécure», enchaîne Paola Caroselli, psychologue conseillère à l’Office d’orientation Est, à Vevey. Pour les professionnels de la branche, la principale raison est la multitude de formations, passerelles et autres raccordements. Aujour­d’hui, le champ des possibles est plus grand, rendant l’exercice plus complexe et demandant davantage de préparation en amont.

«De plus, la dénomination de certains métiers est parfois étrange, voire obscure», ajoute la conférencière. Pour les spécialistes, la clé de ce casse-tête se trouve bel et bien dans l’exploration des métiers, via des stages en entreprise ou des manifestations comme le Salon des métiers et de la formation, qui permettent aux jeunes d’avoir un contact direct avec ce vaste univers.

Enfin, la réalité du monde du travail a changé. «On n’exerce plus le même métier pendant vingt-cinq ans et les jeunes vont assurément vivre plusieurs carrières. Celles-ci sont de moins en moins linéaires, de moins en moins stables et demandent davantage de souplesse», poursuit Paola Caroselli. Face à ce constat, il est important que les parents puissent aider leurs enfants à mieux se connaître et à repérer les obstacles. Le tout en respectant les choix, en acceptant les bifurcations soudaines et en jouant les catalyseurs en leur proposant des modèles. (24 heures)

Créé: 29.11.2015, 20h49

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