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Extinction Rebellion accuse la police d’avoir voulu humilier et intimider

Des activistes écologistes emmenés au poste disent avoir subi des traitements «excessifs».

Lundi 15 avril 2019, Extinction Rebellion manifestait sur le pont Chauderon.
Lundi 15 avril 2019, Extinction Rebellion manifestait sur le pont Chauderon.
Marius Affolter

La semaine dernière, Extinction Rebellion (XR) bloquait l’avenue Benjamin-Constant, près d’une succursale de Credit Suisse. Dans le sillage de deux autres actions en faveur de l’écologie et contre les gros pollueurs. Les activistes avaient été rapidement déplacés au parc de la grenouille par la police et certains d’entre eux avaient été emmenés au poste de police. Mardi, un communiqué de XR critiquait le déroulé des événements. Les huit personnes emmenées «ont dû subir une fouille complète de leurs affaires et de leur corps à l’Hôtel de police», dit le communiqué.

Une militante aurait été contrainte de fournir un code utile au traçage de son téléphone. Et des tests ADN auraient été tentés. De quoi ressentir «une volonté d’humiliation et d’intimidation». L’organisation dit en conséquence réfléchir à une action en justice. «Une fouille corporelle excessive, humiliante et irrespectueuse peut constituer un traitement dégradant au sens de l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’Homme (CEDH). Nous étudions les suites à donner à cette affaire. Juridiquement et politiquement.»

De son côté, la police de Lausanne rejette l’idée d’un «mot d’ordre de sévérité» à l’encontre de XR. Son porte-parole, Raphaël Pomey, rappelle que la manifestation n’était pas autorisée et que l’ordre public a été troublé. Huit personnes ont été retenues «durant 4 heures», le règlement de police permettant d’aller jusqu’à 12 heures. Des fouilles corporelles ont eu lieu «comme pour n’importe qui de placé en cellule dans les locaux de police», souligne le communicant. Il précise qu’il n’y a pas eu de toucher rectal mais que les militants ont dû, une fois leur bas enlevé, «se pencher en avant» pour contrôle. Aucun prélèvement ADN n’a été effectué, assure encore la police, qui ne dispose pas des infos nécessaires pour se prononcer sur le code de portable.

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