Face à un centre divisé, les partis en place ne se font pas de bile

Enjeux dans le district de Lavaux-OronMême avec une locomotive comme Jacques Neirynck, l’arrivée du centre ne devrait pas changer la donne.

La députation du district de Lavaux-Oron ne devrait pas subir de grands changements, entend-on à droite comme à gauche. Gauche et droite unies ne devraient pas pâtir d’un centre divisé.

La députation du district de Lavaux-Oron ne devrait pas subir de grands changements, entend-on à droite comme à gauche. Gauche et droite unies ne devraient pas pâtir d’un centre divisé. Image: Patrick Martin

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C’est parmi sept listes que les électeurs de Lavaux-Oron devront faire leur choix le 11 mars. Outre les classiques libéraux, radicaux, UDC, socialistes et Verts, on note un absent, A Gauche toute!, et deux nouveaux venus: Vaud Libre et l’alliance du PDC, du PBD et des Vert’libéraux. Cette nouveauté, plutôt que de faire trembler les partis en place, les fait doucement sourire. Neirynck le Bernois

«Aucune chance pour Jacques Neirynck!» entend-on à droite comme à gauche. Et ce n’est pas une raison principale que les observateurs mettent en avant, mais une palette de handicaps pour les partis centristes. Tout d’abord, ils sont divisés. En présentant deux listes, ils risquent la dilution des voix et pourraient de pas atteindre le quorum. Ensuite, le conseiller national «parachuté» ne connaît pas le district ni ses enjeux, et, à Lavaux-Oron, on vote pour ceux que l’on a vu agir, dans un esprit de proximité. Malgré sa présence à Berne (ou à cause d’elle), Jacques Neirynck n’est pas connu de la population. Le fait que cette locomotive pourrait en fait ne servir que comme telle ne ravit pas les électeurs: s’il veut siéger à Berne, pourquoi lui donnerait-on des voix dans le district?

Aussi, à part les éventuels frustrés qui déploreraient l’absence du PDC dans le district, ou les libéraux qui ne voient pas d’un bon œil la fusion PLR à venir et dont les voix pourraient aller aux Vert’libéraux, les suffrages ne devraient pas fuir vers le centre. Le district est un des trois derniers où le mariage PLR n’a pas encore eu lieu. L’union est prévue et «indispensable», mais se fera «en séparation de biens». Certains parlent même de «chambres séparées»…

Trois sièges sont vacants dans les partis en place, avec le départ d’Eric Bonjour (UDC), de Gil Reichen (Lib.) - qui quittent tous deux la scène cantonale – et de Sylvie Progin (Soc.), qui se présente dans le district du Nord vaudois, où elle a élu domicile. Sans ambition de briguer de nouveaux sièges, ces trois partis conserveront leur représentation, dit-on au sein des partis concernés comme ailleurs. Un statu quo qui semble convenir à tout le monde.

Mais si les socialistes se disent confiants, d’autres pointent la faiblesse de leur liste, sans réelle tête, qui pourrait se solder par la perte d’un siège (sur trois). Une carence qui pourrait être comblée par un électorat de gauche bien implanté dans le sud du district et de plus en plus présent dans le nord, qui connaît 2 à 3% d’augmentation de la population par année, en grande partie des gens des villes venus construire à la campagne. Un électorat également favorable aux Verts, apparentés aux socialistes, dont les deux sièges semblent assurés.

Une liste pourrait avoir les dents un peu plus longues que les autres. En s’apparentant avec les libéraux et l’UDC (ce n’était pas le cas en 2007), les radicaux comptent sur la force de l’union. Et pourraient bien vouloir récupérer le 3e siège qu’ils avaient avant 2007. Au détriment de qui? Pas de leur futur époux. Les libéraux, forts d’une liste «sérieuse» tirée par la locomotive Philippe Leuba et les poids lourds que sont les députés sortants Guy-Philippe Bolay et Jacques Haldy, ne devraient pas être inquiétés. Interrogation à Pully Le départ d’Eric Bonjour (UDC), en revanche, attise les convoitises. Et la liste «jeune et dynamique» des radicaux, qui veulent se la jouer «équipe qui gagne» plutôt qu’individualistes, pourrait rallier des voix. Avec une zone floue: Pully. Difficile pour les observateurs de dire ce que la ville libérale, urbaine et gros réservoir d’électeurs, dans le district depuis la réorganisation de 2007, laissera au parti «fiancé». (24 heures)

Créé: 21.02.2012, 22h11

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