Pas de facture en sus pour la sécurité du LS
HooligansLes événements de la soirée de foot de mercredi n’auront pas d’incidence sur les coûts de sécurité
C’était un match à risques, il a tenu ses promesses. Les supporters de Servette ont fait parler d’eux mercredi soir alors que leur équipe de foot se battait pour sa survie en Super League. Mais les «bleu et blanc» du Lausanne-Sport n’ont pas été des anges non plus et les conséquences judiciaires suivront les incidents qui ont émaillé la rencontre sportive.
Bien que les agents de sécurité et de police soient intervenus en nombre, le prix de la sécurité ne devrait pas péjorer les finances du LS. Pourtant la législation permettrait au Canton de présenter la facture au club. En mars dernier, le Grand Conseil a en effet validé la modification de deux lois, sur la police cantonale et sur les subventions. Celles-ci permettent à l’Etat de facturer ses prestations aux organisateurs de manifestations.
Sièges, buvette, scooters
Mercredi soir, les agents de sécurité engagés par le club de foot lausannois ont dû faire appel à la police, qui a fait son entrée dans le stade. «On s’est alors posé la question de savoir jusqu’où intervenir», indique le capitaine de la police municipale, Stéphane Dumoulin. Finalement, la nécessité de contenir les supporters regroupés hors du stade l’a emporté.
Le bilan de la soirée est éloquent. A la Pontaise, la buvette, les toilettes, des sièges et des grillages ont subi des dégâts. Dans la rue, ce sont des scooters, des voitures et des conteneurs à poubelles qui ont fait les frais de supporters enragés.
La police ne communiquera pas le nombre d’agents engagés pour la sécurisation de cette manifestation. Une question trop tactique. Mais le déploiement de forces est qualifié d’«important». Fait rare, la police a dû tirer des balles en caoutchouc, lancer des grenades lacrymogènes et faire usage de spray au poivre pour contenir les agités. «On a tout de même pu limiter les dégâts en ville», commente Stéphane Dumoulin.
1,5 million par an
Quelles conséquences après une soirée aussi perturbée? Municipal en charge de la Sécurité publique, Grégoire Junod estime à 75 000 francs par match le prix des forces engagées. Un montant qui englobe les agents municipaux et les renforts du canton. Soit environ 1,5 million par an.
«Une exonération exceptionnelle avait été décidée il y a deux ans pour le Lausanne-Sport», rappelle Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale. Pour la suite, on attend encore la décision du Conseil d’Etat.
De son côté, la Ville n’a pas l’intention de demander des comptes supplémentaires à son club de foot. Le LS n’en aurait de toute façon pas les moyens. Ainsi, les 4 fr. 50 d’augmentation du prix du billet avaient permis de financer la sécurité privée du stade lors de l’accession du club à la Super League. Le surplus, «quelques dizaines de milliers de francs», est redistribué au Canton et à la Commune en guise de participation aux coûts sécuritaires.
Au final, ce sont surtout les fauteurs de troubles qui devraient assumer les frais. Voire le Servette pour les dégâts occasionnés dans le stade. La présence de «spotters» à la Pontaise et les images vidéo permettront aux enquêteurs d’identifier les responsables. En plus des sanctions pénales, ils encourent des mesures d’interdiction de stade.
Créé: 31.05.2013, 07h20
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