Féerie des flammes à Lausanne pour le concert de Nouvel An

CathédralePour la première fois, le concert du 31 décembre a été illuminé par le spécialiste des éclairages à la bougie Renato Hausler. Il a utilisé une nouvelle technique mais s’avoue déçu du résultat.

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Un mot de bienvenue puis le noir. Et dès les premières notes d’orgues, des flammes qui s’allument pour éclairer la cathédrale. Pour la première fois, le traditionnel concert d’orgue du réveillon du Nouvel An était éclairé par des flammes.

Renato Hausler, spécialiste des illuminations à la bougie et guet de la cathédrale a en effet répondu au défi qui lui était lancé par l’organiste Jean-Christophe Geiser. «Il souhaitait quelque chose de très simple à la bougie, mais pour avoir assez de lumière dans la cathédrale il en aurait fallu des centaines et des heures de travail pour les installer», explique Renato Hausler.

«J’ai donc décidé d’essayer autre chose. Des coupelles remplies d’un combustible liquide naturel.» De nombreux essais ont été nécessaires pour trouver le bon récipient: celui-ci a en effet une influence sur la taille et la qualité de la combustion du liquide.

28 flammes

Ainsi, jeudi soir, de chaque côté du public le long des triforiums et des promenoirs, les deux galeries latérales situées dans les hauteurs de la nef, un total de 28 flammes d’une vingtaine de centimètres de haut ont illuminé l’édifice de leurs lumières dansantes.

«Un moment donné, il y en a même eu le double. La durée de combustion des coupelles étant trop courte, j’ai choisi d’en allumer un deuxième jeu après environ une demi-heure, ce qui donnait 10 minutes environ d’éclairage amplifié», explique Renato Hausler. «Chaque flamme donnait une lumière équivalant environ 30 bougies»

«En matière de lumière on est allé tellement loin dans la technologie, que le public apprécie le fait de revenir à la bougie qui est quelque chose de compréhensible pour toutes les générations», explique Renato Hausler qui vit désormais de cet art.

Depuis 2005, il a réalisé de nombreuses installations dans le canton, par exemple l’éclairage du concert de Noël à Saint-François. Mais il a aussi travaillé à Monaco, Paris ou Calais. Il a déjà plusieurs engagements en France pour 2016. «Une flamme de bougie, cela a quelque chose de calme, doux. Cela met en état de méditation.»

Contacté au lendemain du concert Renato Hausler s’avouait très déçu. Outre une lumière électrique parasite restée dans le monument, «les flammes n’ont pas apporté la quantité de lumière suffisante, regrette l’artiste, cet éclairage aurait été adéquat pour un concert du Vendredi saint à l’ambiance plus intime. Pour Nouvel An j’aurais voulu quelque chose de plus joyeux, de plus lumineux!» Il conclut «C’était une première, j’ai appris beaucoup de choses, mais je ferai beaucoup mieux la prochaine fois!»

Créé: 01.01.2016, 21h15

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