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Un festival pour réfléchir à l'avenir du clubbing

Avec La Belle Nuit, les clubs proposent trois soirs de musique, mais aussi des ateliers de réflexion.

Plusieurs grands clubs se regroupent autour d'une charte de qualité.
Plusieurs grands clubs se regroupent autour d'une charte de qualité.
KEYSTONE - Archive

Il est loin, le temps où les débordements des nuits lausannoises faisaient la une des journaux. Au point que les mesures sécuritaires ont cédé le pas à des réflexions sur la qualité de l’expérience en boîtes. C’est ce que propose la première édition du festival La Belle Nuit, du jeudi 3 au samedi 5 octobre dans les principaux clubs de la ville. Son nom joue sur la phonétique: le Label Nuit est celui de la charte qui unit désormais plusieurs établissements et les engage à des mesures en matière de sécurité, mais aussi de prévention. C’est à ce titre que, à la fête, s’invitent des ateliers de réflexion.

Problèmes de comportements, prévention en matière d’alcool, de drogues ou de sexualité, cohabitation entre la ville de jour et celle de la nuit, questions d’écologie… Autant de thèmes à discuter. «Tout ce qui se dira au cours des rencontres sera filmé et protocolé dans le but d’améliorer l’expérience du clubbing et la gestion de la vie nocturne», dit Thierry Wegmüller, patron de club et l’une des chevilles ouvrières de cet événement.

Lausanne, une destination clubbing

C’est que la ville, avec ses 23 licences de club, est une destination de choix pour les noctambules. Un argument qui pourrait positionner Lausanne sur un plan touristique, comme destination de week-end. Cela se voit ailleurs, comme à Barcelone ou à Berlin, qui considèrent le clubbing comme une part intégrante de l’offre culturelle. «Mais cela ne s’improvise pas et demande une vraie réflexion à long terme», souligne Thierry Wegmüller.

«On espère que cette charte de qualité sera largement signée par les clubs et débouchera ainsi sur des mesures concrètes», dit Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la Sécurité publique. Une posture un brin attentiste qui fait suite à une quantité de mesures instaurées depuis le début de la décennie. Restrictions des horaires de vente d’alcool, instauration de zones d’habitation prépondérantes ou encore gestion des abords des clubs par leurs services de sécurité se sont ajoutées à l’augmentation des effectifs policiers. Le résultat est tangible: «Entre 2012 et aujourd’hui, le nombre total d’infractions pénales a diminué de moitié», rappelle le municipal.

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