La flamme olympique va brûler durant 113 jours grâce aux pompiers lausannois

Lausanne2020Les hommes du feu veilleront jusqu’au 9 janvier sur la flamme allumée mardi à Athènes. Les symboles communs sont multiples.

Les pompiers lausannois se sont vu confier la grande responsabilité de veiller sur la flamme olympique jusqu'à la cérémonie d'ouvrture des JOJ 2020, le 9 janvier prochain.

Les pompiers lausannois se sont vu confier la grande responsabilité de veiller sur la flamme olympique jusqu'à la cérémonie d'ouvrture des JOJ 2020, le 9 janvier prochain. Image: Christian Brun

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Pour les pompiers lausannois, la mission est aussi inhabituelle que symbolique: depuis mercredi soir et jusqu’au 9 janvier prochain, jour de la cérémonie d’ouverture des JOJ 2020, ils vont minutieusement veiller sur la flamme olympique allumée mardi à Athènes par les prêtresses helléniques. «Cela fera donc une durée de cent treize jours. Cinq de plus auraient été encore mieux», s’amuse Michel Gandillon, responsable communication du Service de protection et sauvetage de la Ville de Lausanne (SPSL) en faisant allusion au célèbre numéro d’urgence alarmant les pompiers.


Revivez en vidéo la cérémonie d'allumage de la flamme à Athènes

Vidéo: CIO


Par avion sous bonne garde

La flamme est arrivée sur territoire suisse par avion. «Dans deux lanternes (ndlr: des sortes de lampes à pétrole) disposées sur un socle spécialement conçu pour ce voyage et accompagnées par un pompier professionnel zurichois spécialisé dans les incendies aériens», détaille Yann Kerloch, chef de projet à Lausanne 2020 et responsable du parcours de la flamme.

Du tarmac de Genève-Cointrin, elle a ensuite rallié Lausanne par train puis embarqué à bord d’un véhicule privé pour rejoindre la caserne des pompiers lausannois, où elle sera surveillée de très près durant cent treize jours. «L’organisation à mettre en place n’est pas très compliquée, mais la responsabilité est grande, commente Michel Gandillon. Nous n’avons vraiment pas le droit de nous rater.»

Compléter les réservoirs

Concrètement, les lanternes seront entreposées dans un lieu sécurisé, où seules les personnes munies d’un badge pourront accéder. La tâche principale des pompiers sera de compléter les réservoirs des lanternes avec du pétrole toutes les huit heures. «La réserve suffit normalement pour douze heures, mais nous ne voulons pas… jouer avec le feu!» explique le commandant des sapeurs-pompiers du SPSL et du SDIS Lausanne-Épalinges, le major Mehdi Jaccaud, avec un sens certain de la formule.

Les mêmes valeurs

Si le ton est léger, les hommes du feu ne prennent pas leur mission à la légère. «Les symboles sont nombreux et forts pour nous, reprend le major. D’abord l’esprit olympique est proche des trois valeurs de notre service: professionnalisme, respect et engagement. Et puis le sport fait partie intégrante de notre métier: il n’en existe pas beaucoup où vous disposez d’une heure de sport planifié chaque jour que vous travaillez.» C’est pour cela que les responsables de la caserne ont souhaité deux choses: que la flamme soit installée dans un endroit où elle sera visible par toutes les personnes travaillant dans la caserne – 19 en permanence –, et que le complément des réservoirs soit effectué par trois corps de métiers différents: officiers, membres du secrétariat et portiers, ces jeunes pompiers dont une des tâches est de vérifier chaque soir que tous les véhicules et toutes les portes soient correctement fermés.

C’est aussi à la caserne de Lausanne que seront allumées les lanternes – deux pour s’assurer qu’il en reste toujours une d’allumée – qui relieront les 26 cantons suisses lors d’un périple qui débutera le 21 septembre prochain et s’achèvera dans la capitale vaudoise le jour de la cérémonie d’ouverture. Enfin, c’est toujours de la caserne que partiront les flammes qui embraseront les vasques disposées sur les quatre principaux sites de Lausanne 2020: Lausanne, Champéry, Saint-Moritz et Les Tuffes (F).

Celle qu’il a fallu éteindre

Si la flamme olympique revient officiellement en Suisse pour la première fois depuis les Jeux olympiques de Saint-Moritz en 1948, les pompiers lausannois ont eu, entre-temps, l’occasion de l’approcher quelquefois. Sans arriver à mettre des dates précises, certains membres des pompiers lausannois se souviennent d’un passage de la flamme des Jeux olympiques d’hiver 1992 à Albertville (F) et, dans les années 1980 ou 1990, de l’arrivée d’une torche olympique qu’ils avaient dû désactiver avant qu’elle entre au Musée olympique. Une tâche bien plus conforme à leurs habitudes professionnelles.



L’arrivée de la flamme à Genève a suscité beaucoup d’émotions et d’espoirs

Mercredi à 19 h 30 précises, le directeur de Lausanne 2020, Ian Logan, a posé la fameuse lanterne abritant la flamme olympique sur une table au centre de la salle de presse de l’aéroport de Genève. «Une petite flamme, mais un grand symbole», a immédiatement commenté le responsable de la communication des futurs Jeux olympiques de la jeunesse, Greg Curchod. En effet, tous les orateurs qui ont ensuite pris la parole ont souligné combien cette petite flamme déclenchait en eux des émotions fortes.

Image: KEYSTONE/Julien Pralong

«C’est le symbole universel de la paix que le sport peut amener dans le monde, a rappelé le conseiller d’État Philippe Leuba. Il n’en existe pas de plus fort.»

Le municipal lausannois Oscar Tosato a vu dans la petite flamme «un rêve qui se réalise, le symbole qui fera de Lausanne, déjà Capitale olympique, une Ville olympique.»

Présidente du comité d’organisation, Virginie Faivre a évoqué «une journée historique pour le sport dans notre pays». Et d’expliquer être particulièrement touchée par le fait que ces jeux inciteront des milliers d’écoliers à découvrir les valeurs olympiques. Enfin, Roger Schnegg a assuré que dans dix ou vingt ans on parlera encore «des programmes sportifs lancés grâce à Lausanne 2020». Le directeur de Swiss Olympic s’est aussi réjoui que ce grand événement constitue la première application «à 100%» de l’agenda 2020 du Comité olympique, à savoir qu’il prouve qu’il est possible d’organiser des jeux sans investir de l’argent dans de nouvelles et coûteuses grandes infrastructures.

Créé: 19.09.2019, 06h51

Articles en relation

La flamme olympique est enfin arrivée à Lausanne

JOJ 2020 Après avoir été allumée mardi à Athènes, la flamme des Jeux Olympiques de la Jeunesse est arrivée ce mercredi soir dans la ville hôte. Plus...

La flamme olympique de Lausanne 2020 a été allumée à Athènes

Olympisme Le périple de la torche des JO de la Jeunesse a démarré. La flamme, allumée à Athènes ce mardi matin, arrivera en Suisse mercredi soir. Plus...

La flamme des JOJ réunit les enfants de quatre écoles

Sport Les établissements primaires de la Broye organiseront plusieurs activités en vue des Jeux olympiques de la jeunesse, dont une flamme lancée, lundi à Cudrefin. Plus...

Galerie photo

Suivez en images le périple de la torche olympique

Suivez en images le périple de la torche olympique La flamme olympique a été allumée à Athènes mardi 17 septembre avant de partir en direction de Lausanne le lendemain. Un périple de 110 jours au travers de la Suisse l'attend ensuite.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.