Passer au contenu principal

Le fondateur d’Albinfo devient délégué à l’intégration de Lausanne

Bashkim Iseni entrera en fonction le 1er janvier. Il succède à Gabriela Amarelle, décédée en juin.

Bashkim Iseni, 47 ans, est le nouveau délégué à l'intégration de la ville de Lausanne.
Bashkim Iseni, 47 ans, est le nouveau délégué à l'intégration de la ville de Lausanne.

«Je passe un peu de l’autre côté du mur… mais dans la continuité.» Bashkim Iseni, 47 ans, est le nouveau délégué à l’intégration de la Ville de Lausanne. Il entrera en fonction le 1er janvier prochain. Et succédera à celle qui a pendant des années incarné l’intégration à la lausannoise: Gabriella Amarelle, décédée subitement en juin dernier.

La Ville n’a de loin pas choisi un novice. Bashkim Iseni est actif dans le domaine de la migration et de la prévention du racisme depuis longtemps. En 2010, il a fondé Albinfo, plateforme d’information destinée aux albanophones de Suisse. Il est aussi notamment actif dans les questions liées à la prévention de la radicalisation. «Je suis heureux de me mettre au service de ma ville et c’est aussi une manière de rendre un peu ce qu’elle m’a donné.»

Bashkim Iseni a été choisi au terme d’un processus où une soixantaine de dossiers avaient été déposés. Oscar Tosato, municipal en charge de la Cohésion sociale, qui a vu les trois derniers candidats, explique qu’il a eu à l’esprit quatre grands critères de sélection. «Je souhaitais tout d’abord quelqu’un qui connaisse les réseaux liés à la migration. Qu’il soit actif dans ce milieu-là. Ensuite, je voulais quelqu’un d’expérimenté dans le domaine de la communication.»

Troisième élément d’importance, le volet recherche de fonds que comporte ce travail. «Le Bureau lausannois des immigrés (BLI) doit aller chercher des subventions auprès du Canton et de la Confédération, détaille Oscar Tosato. Et ses activités peuvent bouger en fonction des moyens qu’on obtient. Il faut pouvoir faire ces recherches de fonds.» Ultime grande qualité requise: avoir une «vision globale de la politique migratoire.

Qu’elle dépende de la loi sur les étrangers ou de la loi sur l’asile.» Le futur délégué sera en même temps le représentant de la Municipalité auprès du Canton et de la Confédération, mais aussi auprès des 160 associations liées à la migration que compte Lausanne. Il sera aussi le chef du BLI (neuf collaboratrices), «porte d’entrée» essentielle pour ceux qui s’installent dans cette ville.

Parmi les habitants de Lausanne, ils sont 43% à ne pas avoir de passeport suisse. «Lausanne est une ville multiculturelle, rappelle Oscar Tosato. Mais j’irais encore plus loin: Lausanne veut s’afficher comme ville de mixité. Comme Londres ou Berlin. C’est un atout. Un facteur positif pour l’activité sociale, économique, culturelle. Un facteur de dynamisme.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.