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Une foule indignée dans la rue après le saccage du carré musulman

Associations, partis politiques et anonymes sont venus crier leur indignation et leur refus de l’islamophobie.

Réunis en cortège, les participants ont gagné les rues piétonnes après avoir donné de la voix sur la place de l'Europe.
Réunis en cortège, les participants ont gagné les rues piétonnes après avoir donné de la voix sur la place de l'Europe.
Keystone

A l’appel de solidaritéS, accompagnés d’autres partis politiques et associations, plusieurs centaines de personnes (500 selon les organisateurs) se sont massées «contre l’islamophobie et le racisme», mercredi soir, sur la place de l’Europe. Le rassemblement fait suite au saccage du carré musulman du cimetière du Bois-de-Vaux, le week-end dernier, durant lequel une douzaine de tombes ont été vandalisées et des inscriptions racistes et injurieuses sprayées sur le sol.

«L’islamophobie est de plus en plus présente, ce qui s’est passé le week-end dernier n’est que la pointe de l’iceberg, démarre Anouk Essyad de solidaritéS. Nous devons dénoncer cette évolution et soutenir les personnes qui sont atteintes dans leur dignité.» Face à une nuée de banderoles et de drapeaux, les interventions au micro ont pris la forme d’appel à la solidarité et à l’ouverture mais aussi d’attaques en règle contre la politique de l’UDC.

«Nous venons du Valais où l’UDC s’attaque aux enfants via son initiative contre le voile à l’école, indique Anya Lefaure du Collectif VIVE, opposé à cette initiative. A Lausanne, un autre acte islamophobe a été commis et il faut montrer que nous luttons contre toutes ces pratiques.» Pour solidaritéS, Leïla Sahal va plus loin: «Ici, nous avons l’impression de ne pas être touchés alors qu’avec toutes les initiatives de l’UDC la Suisse est un épicentre et inspire tous les mouvements d’extrême droite en Europe.»

«Il y a plus de 43% d’étrangers à Lausanne, de toutes religions, et ces actes veulent mettre en péril un processus d’intégration construit sur le long terme»

Un climat de tension politique au milieu duquel des anonymes, seuls, entre amis ou en famille sont venus affirmer leur soutien à la communauté musulmane. «L’islam fait l’objet d’une défiance grandissante à notre époque et il faut casser cette dynamique car les montées de haine, dans l’histoire, ont toujours conduit au pire», prévient Maria, présente avec ses enfants en bas âge. Une volonté de vivre ensemble également mise en avant par le Municipal Oscar Tosato: «La profanation survenue au Bois-de-Vaux est un acte ignoble visant la paix des morts mais aussi la politique de la Ville. Il y a plus de 43% d’étrangers à Lausanne, de toutes religions, et ces actes veulent mettre en péril un processus d’intégration construit sur le long terme.»

Après 30 minutes de discours, les participants ont pris la direction de Saint-Laurent puis de la Palud pour étendre leur action. Un cortège au sein duquel figurait une délégation kurde conséquente réclamant la libération d’Abdullah Öcalan, le fondateur du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

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