Grégoire Junod a deux mois pour présenter son plan de sécurité

LausanneLes élus lausannois enjoignent la Municipalité de hâter le pas pour sécuriser la ville. Soixante policiers seront engagés d’ici à la fin de la législature.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les déclarations estivales du syndic Daniel Brélaz, qui estimait pouvoir débarrasser les rues des dealers d’ici à 2014, ont agité les esprits du Conseil communal, mardi soir. Au terme d’un débat houleux, les élus ont enjoint le municipal de la Sécurité publique, Grégoire Junod, de présenter un plan d’action dans les deux mois.

En répondant à une interpellation du libéral-radical Mathieu Blanc, le municipal socialiste convient que les déclarations du syndic reposaient sur son «enthousiasme à combattre les dealers». Elles n’avaient en tout cas pas été concertées avec le collège municipal. Cette affaire s’était soldée par le renoncement de Marc Vuilleumier au dicastère de la police.

Ce débat-là a fait le jeu de l’UDC. Claude-Alain Voiblet: «Le syndic a pris l’habitude des grandes déclarations publiques. Les dossiers du City Management, de la Caisse de pension et Métamorphose présentent tous un écart entre les annonces et la situation effective.» Plus mesuré, le PLR Mathieu Blanc oscillait entre «déception» de voir la Municipalité perdre tout crédit en matière de lutte contre les dealers et «satisfaction» de voir que des priorités sont désormais fixées.

Longtemps, conviennent certains élus, la péjoration de la situation dans la rue a été niée. Aussi, ils ne se sont pas fait prier pour adopter une résolution laissant deux mois à Grégoire Junod pour annoncer un plan d’action concret.

Surprise, le municipal de la Sécurité publique ne s’y est pas opposé. C’est qu’il a dans sa besace plusieurs actions à venir. La principale n’avait jamais été formellement annoncée: l’engagement de 60 policiers, pendant cette législature encore. Cette demande avait d’abord été faite par Marc Vuilleumier, alors à la tête de la police. La Municipalité n’avait concédé que 30 postes, avant que la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro n’en exige plus. Lausanne a obtempéré. Reste à voir comment financer ces emplois.

A la fin du mois, Grégoire Junod annoncera «des mesures importantes, en collaboration avec le canton et la chaîne pénale». Protection du domaine public, lutte contre le deal et les nuits lausannoises sont au cœur de ses objectifs.

Créé: 09.10.2012, 22h32

Dossiers

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.