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L’histoire de l’informatique tente d’assurer son avenir

Le numérique est aussi un patrimoine. C’est en ce sens que le Musée Bolo lance une collecte afin de pérenniser son existence, à Lausanne ou ailleurs.

Yves Bolognini se bat pour sauver son Musée Bolo (histoire de l'informatique et des ordinateurs)  en lançant une recherche de fonds. Ici  le dépôt et les stocks d'antiquité à l'avenue Ruchonnet.
Yves Bolognini se bat pour sauver son Musée Bolo (histoire de l'informatique et des ordinateurs) en lançant une recherche de fonds. Ici le dépôt et les stocks d'antiquité à l'avenue Ruchonnet.
Patrick Martin
Yves Bolognini se bat pour sauver son Musée Bolo (histoire de l'informatique et des ordinateurs)  en lançant une recherche de fonds. Ici  le dépôt et les stocks d'antiquité à l'avenue Ruchonnet.
Yves Bolognini se bat pour sauver son Musée Bolo (histoire de l'informatique et des ordinateurs) en lançant une recherche de fonds. Ici le dépôt et les stocks d'antiquité à l'avenue Ruchonnet.
Patrick Martin
Yves Bolognini se bat pour sauver son Musée Bolo (histoire de l'informatique et des ordinateurs)  en lançant une recherche de fonds. Ici  le dépôt et les stocks d'antiquité à l'avenue Ruchonnet.
Yves Bolognini se bat pour sauver son Musée Bolo (histoire de l'informatique et des ordinateurs) en lançant une recherche de fonds. Ici le dépôt et les stocks d'antiquité à l'avenue Ruchonnet.
Patrick Martin
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Pénétrer dans le local de stockage du Musée Bolo, à Lausanne, c’est un peu comme visiter le garage d’un brocanteur. A la différence que seules les étagères y sont faites de bois. Ici, les trésors du passé sont de nature numérique puisque la petite institution collectionne tout ce qui a trait au monde de l’informatique, des premiers ordinateurs aux consoles de jeux, en passant par toute une littérature d’époque et des logiciels. Mais cette collection est menacée, faute de rentrées d’argent. La fondation qui gère ce petit musée lance un appel aux dons afin d’assurer son avenir.

Les rares exemplaires de la première machine conçue par Apple se négocient aujourd’hui aux environs de 1 million de dollars. Voilà pour ceux qui doutaient de la valeur patrimoniale que représentent les vestiges de l’informatique. Mais cette valeur n’est pas que monétaire. Avec son exposition permanente sur le site de l’EPFL, le Musée Bolo interroge la place de l’informatique dans la société, ainsi que son avenir. Cette exposition n’est pas menacée, au contraire de l’entrepôt qui abrite le trésor. «La société d’informatique ELCA, qui nous a mis gracieusement ces locaux à disposition pendant quinze ans, ne compte plus en assurer les frais», dit Yves Bolognini, fondateur du musée.

Pour trouver les 40 000 francs nécessaires au paiement d’un loyer annuel, la Fondation Mémoires Informatiques lance une collecte de fonds par Internet. Mais c’est quelque 200 000 francs qu’espèrent réunir les bénévoles. De quoi tenir quelques années.

«L’étape suivante consistera à nous professionnaliser et construire un véritable Musée du numérique»

C’est que le projet de faire du Musée Bolo une véritable institution culturelle existe. Pour l’heure, l’exposition à l’EPFL – en libre accès – ne génère aucun revenu. «L’étape suivante consistera à nous professionnaliser et construire un véritable Musée du numérique», dit Yves Bolognini. Lundi, en conférence de presse, plusieurs personnalités étaient présentes pour montrer leur soutien. L’ancienne syndique de Lausanne Yvette Jaggi, l’ancien conseiller d’Etat François Marthaler ou encore le député Laurent Baillif, qui a déposé une motion au Grand Conseil afin de «Sauver le Musée Bolo!»

En attendant son traitement devant le parlement vaudois, le projet avance à pas mesurés. «Nous sommes en discussions avec plusieurs communes», dit François Marthaler. Mais le projet d’un vrai musée de l’informatique prendra peut-être forme à Bussigny où le développement d’un quartier promet une place aux activités muséales.

Cette étape, dont l’horizon se situe dans les cinq prochaines années, permettra à l’une des plus importantes collections en Europe de générer des revenus grâce à sa billetterie. Des services tels que le décryptage de données sur des supports périmés sont aussi envisagés. De quoi régler la question du loyer pour le local de stockage de l’avenue Ruchonnet, à Lausanne.

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