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Il a hurlé «Allahu Akbar» car il craignait pour sa vie

L’homme qui a semé la panique vendredi dans une rame du M2 affirme qu’il était en pleine crise de paranoïa. Poursuivi pour menaces alarmant la population, il a été libéré.

FRANCESCA PALAZZI - A

L’homme qui a semé la panique dans une rame du métro vendredi dernier à Lausanne, à la station Bessières, a parlé. Interpellé peu après avoir hurlé «Allahu Akbar», signifiant «Dieu est grand» en arabe, au milieu des passagers, il a confié ses motivations au procureur chargé du dossier. Il ressort des auditions que cet individu de 30 ans, ressortissant du Sahara occidental au bénéfice d’un permis B, était en pleine crise de paranoïa au moment des faits. Domicilié dans le canton de Vaud, il est poursuivi par la justice pour «menaces alarmant la population». Il a été remis en liberté dans l’attente de son jugement.

«C’est une personne qui craint qu’on attente à sa vie. Au plus fort de ses crises, il se met à paranoïer. Alors il appelle Dieu à l’aide. C’est ce qu’il a fait vendredi dernier dans le métro en criant Allahu Akbar», confirme le procureur. Le médecin qui a examiné cet individu n’a pas estimé qu’il devait être placé à des fins d’assistance contre sa volonté, dans une institution appropriée comme un hôpital ou un foyer. Le procureur est quant à lui arrivé à la conclusion qu’il ne présentait aucun risque de fuite, de collusion ou de récidive et que par conséquent les conditions n’étaient pas remplies pour le placer en détention.

Hors-la-loi

A l’article 258, le Code pénal stipule que «celui qui aura jeté l’alarme dans la population par la menace ou l’annonce fallacieuse d’un danger pour la vie, la santé ou la propriété sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.»

Il était 13h30 vendredi quand un mouvement de panique s’est emparé d’une rame du M2. Un homme vociférait en arabe au milieu des usagers. «On est sorti en courant. Beaucoup se sont engouffrés dans l’ascenseur. On se demandait si on n’allait pas entendre une explosion derrière nous», témoignait une passagère. Une dizaine d’appels étaient alors passés à la police. Du côté des TL, on étudie les suites à donner à cette affaire en se réservant le droit de la dénoncer au Ministère public.

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