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Les idées citoyennes ont essaimé en ville de Lausanne

Alors qu’un nouvel appel vient d’être lancé, les lauréats du budget participatif 2019 concrétisent leurs idées.

L'autre midi est l'un des projets lauréats du premier budget participatif de Lausanne. Christelle François (au centre, en noir), encadre des personnes migrantes lors de formations au métier de cuisinier. Les repas sont ensuite vendus à prix libre.
L'autre midi est l'un des projets lauréats du premier budget participatif de Lausanne. Christelle François (au centre, en noir), encadre des personnes migrantes lors de formations au métier de cuisinier. Les repas sont ensuite vendus à prix libre.
Vanessa Cardoso

En janvier 2019, Lausanne lançait son premier budget participatif. Une grande bourse aux idées citoyennes pour inciter les habitants à faire bouger leur ville et leurs quartiers. À l’issue de la phase d’appel à projet, les autorités avaient reçu 34 dossiers et les avaient soumis à une étude de faisabilité. Dix-neuf d’entre eux avaient été conservés et soumis au vote de la population. Au final, les urnes ont accouché de 8 lauréats, qui se sont partagés les 100'000 francs mis à disposition par la Ville.

Alors que la seconde édition vient de démarrer, avec un budget en hausse de 50%, les gagnants 2019 s’activent pour mettre en œuvre leur projet. Rappelons qu’ils bénéficient d’un délai de deux ans pour le faire. Pourtant, certains n’ont pas traîné et sont déjà opérationnels.

Nous en avons rencontré trois, parmi les plus avancés: la Manivelle (bibliothèque d’objets, 1replace), L’autre midi (formation en cuisine pour les personnes migrantes, 4e place) et Transformons ensemble (ateliers de cuisine pour apprendre à ne pas gaspiller, 7e place).

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Bibliothèque des objets courants, la Manivelle cartonne

C’est sûrement le projet qui a eu le plus d’écho. Installée au 24, rue du Simplon, cette bibliothèque d’objets a été inaugurée le samedi 18 janvier. Le local animé contraste avec le passé de cet immeuble resté longtemps à l’abandon.

Ici, le concept est simple: moyennant un abonnement, tout le monde peut venir emprunter pour une semaine maximum un objet ménager qu’il ne posséderait pas chez lui. Du caquelon à fondue à la perceuse, en passant par du matériel de camping, on y trouve tout, ou presque.

L’ouverture de ce lieu a suscité un engouement important chez les habitants du quartier. Julie Scotton, membre fondatrice, témoigne: «Beaucoup de membres se sont inscrits depuis décembre. Nous avons déjà environ 100 cotisants et plusieurs dizaines d’abonnés.»

Les volontaires arrivent aussi en masse. Dans leurs valises, des idées variées, qui transcendent souvent les générations. «Nous n’avons jamais créé autant de liens en si peu de temps, se réjouit Julie Scotton. Samedi dernier, une mamie est passée devant la Manivelle par hasard et a fini par rester pour parler avec nous. Elle a envie d’organiser des cours de broderie. Honnêtement, je ne m’attendais pas à autant d’initiatives.»

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A L’autre midi, les migrants cuisinent pour les passants

L’Autre Midi. Derrière ce nom se cache une initiative résolument solidaire.“ Elle réunit autour d’un repas des migrants en insertion et les passants du Flon. Les premiers sont formés au métier de cuisinier tandis que les seconds profitent d’un repas chaud à prix libre.

Le projet a été lancé par La Bourse à Travail, association d’aide à l’emploi pour migrants. Elle collabore avec le centre socioculturel Pôle Sud qui les accueille dans leurs locaux.

Pour Christelle François, qui chapeaute les cuisiniers en herbe, le défi est de taille. La formatrice accompagne 30 apprenants par an servant 50 couverts chaque vendredi. “On fabrique tout, même le pain. Bien sûr, ils sont en formation. Je dois être souvent derrière eux” nous lance-elle en courant aider une apprentie. C’est le septième groupe qu’elle gère.

A la fin de son cursus de 3 mois, chaque apprenant reçoit une attestation de cours et un certificat de travail. Ces papiers témoignent de leurs compétences et leur permettent de trouver un emploi en tant qu’aide cuisiniers.

Du côté de la clientèle, c’est un franc succès. “C’est vraiment un projet magnifique. J’aime beaucoup la nourriture, on parle avec les gens et la cuisinière est formidable” s’extasie Lang Schwimm, une habituée.

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