IRL plus va tourner sa dernière page

RenensPlombée par l’impression numérique et le franc fort, l’entreprise d’arts graphiques doit licencier ses 44 collaborateurs et déplacer cinq apprentis.

L'entreprise d'Arts graphiques IRL plus à Renens (VD) doit fermer ses portes.

L'entreprise d'Arts graphiques IRL plus à Renens (VD) doit fermer ses portes. Image: Philippe Maeder

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L’entreprise d’Arts graphiques IRL plus à Renens va fermer ses portes. Elle prévoit de licencier ses 44 collaborateurs et de déplacer cinq apprentis. Quatorze employés devraient être repris dans d’autres entités de la Holding SFF Arts graphiques (Sandoz Fondation de famille Arts graphiques SA). «Notre début d’année a été catastrophique» justifie le directeur général Michel Berney.

De manière générale, le marché des arts graphiques «est dans la tourmente» et la région lémanique en surcapacité. Aux problèmes structurels du passage de l’imprimé au numérique s’ajoute une concurrence étrangère dopée par le franc fort depuis le début de l’année, expliquait lundi IRL plus dans un communiqué. La société a «particulièrement souffert» de ces éléments, «avec une forte accélération de la dépréciation de son marché en ce début d’année». Elle se voit ainsi «contrainte de fermer son site de Renens».

Les activités d’imprimerie seront déplacées cet été dans les cinq autres entités de la Holding SFF Arts graphiques, en particulier aux Imprimeries Genoud au Mont-sur-Lausanne et aux Presses centrales (PCL) à Renens. «Nos commerciaux s’activent pour leur transférer la plus grande partie possible de notre chiffre d’affaires, explique Michel Berney. La cessation de nos activités sera une opportunité pour eux et en conséquence pour notre personnel».

Au passage, ce dernier bénéficiera d’un plan social négocié avec les syndicats en début d’année, lorsqu’une importante réorganisation avait déjà dû être effectuée à cause du manque de travail. «Les employés voyaient bien que les machines ne tournaient pas. Cela a donc un peu atténué l'effet de surprise de l’annonce de cet après-midi», explique le directeur.

Déjà menacées de fermeture en 2012 après le retrait de Swissprinters, les IRL (Imprimeries réunies Lausanne) avaient été reprises par les cadres de l’entreprise avec l’appui du canton de Vaud et de la ville de Renens. Deux ans plus tard, la signature d’un partenariat avec la Holding SFF Arts graphiques avait permis le désengagement financier du Canton et de la commune de Renens. Elle semblait garantir la pérennité de l’entreprise. «C’était une bonne décision, mais cela n’aura malheureusement pas suffi», conclu Michel Berney.

Créé: 06.07.2015, 17h45

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