Jacques-André Haury s'interroge sur Cery

PsychiatrieLe député vert’libéral va développer mardi une interpellation sur les pratiques de l’hôpital psychiatrique en matière de médicaments.

Le bâtiment de psycho-gériatrie du site de Cery

Le bâtiment de psycho-gériatrie du site de Cery Image: FLORIAN CELLA - A

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Une possible surmédicalisation des patients âgés au sein du Service universitaire de psychiatrie de l’âge avancé (SUPAA), sur le site de Cery, inquiète Jacques-André Haury. Dans une interpellation déposée le 27 janvier et qu’il développera mardi devant le Grand Conseil, le médecin et député vert’libéral se réfère à un article publié récemment.

Jacques-André Haury rappelle qu’à la suite de l’inspection du SUPAA par la Coordination interservices de visites en établissements sanitaires et sociaux (CIVESS), ordonnée fin 2013 par le conseiller d’Etat en charge de la Santé, Pierre-Yves Maillard, ce dernier a également demandé qu’une étude soit menée sur les prescriptions médicamenteuses pratiquées dans le service en question, et cela en comparaison avec d’autres établissements.

Patients surmédicalisés
«Il y a longtemps que des voix - celles de patients, de proches de patients et de médecins - s’inquiètent de l’excès de médicaments administrés, notamment à nos aînés, écrit le député dans son interpellation. Je rappelle que je suis déjà intervenu à plusieurs occasions et de diverses manières sur ce thème (…). Ce type de réflexion devrait faire partie des préoccupations quotidiennes des cadres d’un service universitaire (…). Il n’est pas admissible de laisser planer dans la population l’idée que les patients âgés qui sont pris en charge par le SUPAA vont être assommés et neutralisés à coups de neuroleptiques, poursuit-il. C’est d’autant plus important que le SUPAA a fonction d’exemplarité dans tous les établissements prenant en charge des patients âgés.»

«A mes yeux, il s’agit d’une question de santé publique, souligne Jacques-André Haury. Il serait inconcevable de devoir apprendre que l’on abuse de psychotropes et de neuroleptiques dans le seul but de rendre les patients plus dociles et d’avoir ainsi moins de soucis. Quoi qu’il en soit, j’estime que le problème est généralement sous-estimé et qu’il y a des standards, en la matière, qui doivent être impérativement révisés. J’attends donc du gouvernement qu’il nous informe, que si ses conclusions sont rassurantes, elles soient publiées et qu’il prenne, dans le cas contraire, des mesures de correction.» Le Conseil d’Etat ayant renoncé à répondre immédiatement au député vert’libéral, il a désormais trois mois pour le faire.

Créé: 01.02.2015, 16h07

Jacques-Andre Haury, député au Grand Conseil vaudois (Image: JEAN-BERNARD SIEBER/ARC)

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