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Une jolie passerelle qui conduit droit dans les ronces

Un dossier oublié dans le cadre d’un projet de fusion a créé une situation ubuesque entre Villars-Tiercelin et Poliez-Pittet

Le chemin provenant de Poliez-Pittet ne se prolonge pas au-delà de la passerelle sur la Menthue
Le chemin provenant de Poliez-Pittet ne se prolonge pas au-delà de la passerelle sur la Menthue
Sylvain Muller

Sur une des rives de la Menthue, un joli chemin forestier en copeaux de bois délimité par des rondins. Sur l’autre, des ronces. Entre les deux, une passerelle. Qui ne mène donc nulle part. Cette situation ubuesque est précisément située sur la frontière séparant les communes de Poliez-Pittet et de Jorat-Menthue dans le Gros-de-Vaud. Et c’est un conseiller communal de cette dernière commune qui la mise en lumière lundi durant les divers d’une séance du Législatif.

«Je suis tombé sur cette passerelle par hasard en me baladant, explique Jean-François Fivat. Cela m’a semblé tellement irréel que j’ai voulu savoir comment on en était arrivé là et, surtout, ce que la Municipalité comptait faire pour y remédier.» Sur le moment, le municipal en charge des Forêts a été un peu pris au dépourvu. Mais un coup de fil le lendemain au syndic de Poliez-Pittet, Serge Savoy, apporte quelques explications: «Quand nous avons adhéré à l’association des eaux du Haut-Jorat, il y a quelques années, il a été décidé de relier Villars-Tiercelin à notre réservoir. Pour le tracé de la canalisation, les responsables ont choisi de suivre un ancien chemin qui reliait nos deux villages et traversait la Menthue par une très vieille passerelle métallique hors d’usage.» Décision fut donc prise de profiter de l’occasion pour demander à la protection civile de construire une nouvelle passerelle.

Le problème est que, durant cette période, Villars-Tiercelin était en pleine finalisation du projet de fusion qui aboutira en 2011 à la naissance de la commune de Jorat-Menthue. Ayant d’autres préoccupations que la petite passerelle enjambant la Menthue, les autorités avaient donc confié la gestion des travaux à Poliez-Pittet. «Sur le moment, on ne s’était même pas posé la question de l’existence d’un chemin, se souvient Line Gavillet, syndique de la commune fusionnée et municipale à l’époque. S’il y avait une passerelle, c’est qu’il existait forcément un chemin.»

Mais une fois les travaux exécutés, plus personne ne s’est soucié de la situation. La nature a définitivement repris ses droits sur le versant ouest de la rivière et la passerelle s’est transformée en cul-de-sac. «En plus, il y a eu, depuis, des changements de propriétaires au-dessus de la zone et l’entrée de l’ancien chemin est désormais impraticable», explique Line Gavillet. Mais tout espoir n’est pas perdu. «Il faudrait effectivement que l’on reprenne le dossier. Le mieux pour débuter serait qu’un marcheur étudie les lieux pour voir s’il serait possible de tracer un nouveau chemin.» L’appel est lancé.

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