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La justice recale Lausanne sur l’argent des parkings

La droite vient d’obtenir gain de cause contre la redistribution du revenu du stationnement.

Image d'illustration.
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Patrick Martin

Lausanne ne peut pas réaffecter l’argent des parkings à un fonds destiné à toutes les formes de mobilité. Adoptée en juin 2018 par le Conseil communal, cette modification du règlement sur la circulation et le stationnement vient d’être annulée par la Cour constitutionnelle du Tribunal cantonal. À l’origine du recours, les partis de droite (PLR, UDC et PLC) «se félicitent de cette décision» contre «la tentative de la Municipalité et de la majorité rose-verte […] de faire supporter l’ensemble des coûts de sa politique de mobilité aux seuls automobilistes».

«La Ville voulait créer une sorte d’impôt, mais il faut une base légale pour cela, et elle est inexistante en l’espèce, explique l’élu PLR Xavier de Haller. Pour financer les infrastructures de mobilité avec le revenu du stationnement, il faudrait modifier la loi cantonale sur les impôts communaux et créer une taxe spéciale. Un parallèle est possible avec la taxe de séjour, par exemple.»

Face à cette décision, la municipale Florence Germond parle de «victoire d’étape» des recourants mais indique qu’elle se battra «pour que les bases légales permettent de construire des financements pour des mobilités plus durables».

Les partis de droite indiquent, eux, qu’ils n’entendent pas en rester là. Une interpellation urgente sera d’ailleurs déposée ce mardi 12 mars au Conseil communal. «En cours de procédure, nous avons obtenu des chiffres précis sur les revenus et charges liés au stationnement. À Lausanne, les bénéfices se comptent en millions de francs. Nous allons donc demander une baisse des tarifs, voire un retour à la gratuité dans certains secteurs, comme c’était le cas jusqu’en 2017.»

Une vision qui fait bondir Florence Germond. «Nous sacrifions de l’espace public pour les automobilistes alors qu’il y aurait des milliers d’autres choses à faire. Peut-on vraiment parler de bénéfice? Cet argent est une petite compensation aux nuisances subies par les Lausannois en termes de pollution et de bruit. À l’heure où des jeunes s’impliquent pour le climat, le PLR est plus que jamais le parti des automobilistes. C’est une mentalité «tout-bagnole» complètement à contre-courant et j’espère que les électeurs en prendront acte.»

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