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Le kiosque de Montriond pourrait enfin ouvrir cet été

Voilà deux ans que les anciens WC publics attendent leur renaissance.

L'édicule pittoresque est situé dans le giratoire de Fraisse, en bordure du parc de Milan. Il a fait office de kiosque puis de toilettes publiques.
L'édicule pittoresque est situé dans le giratoire de Fraisse, en bordure du parc de Milan. Il a fait office de kiosque puis de toilettes publiques.
PATRICK MARTIN - A

On n’y croyait plus. Il y a plus de deux ans, un trio de trentenaires remportait la mise au concours des anciennes toilettes publiques du giratoire de Fraisse, en bordure du parc de Milan. Le Montriond ne s’est toujours pas transformé en buvette. Mais le pittoresque kiosque rose pourrait reprendre vie cet été, fait savoir la municipale Natacha Litzistorf. «Nous sommes en phase finale de négociation et réglons les derniers détails avant de lancer les travaux.»

Un nouveau bâtiment abritant le garde-manger, les toilettes et les poubelles sera accolé au kiosque rose. Les tenanciers, qui rongent leur frein, s’abstiennent de commentaires, indiquant simplement «avoir toujours la même énergie».

Travaux délicats

Leur édicule appelle des travaux aussi conséquents que délicats. La construction est classée en note 3 au recensement architectural, c’est-à-dire qu’elle présente un intérêt régional. «Planter un simple clou dans ce type de bâtiment noté est fastidieux, explique Natacha Litzistorf. Alors mettre une ventilation… cela devient kafkaïen. Et ça coûte très cher.»

La lenteur de ce dossier tient aussi aux méandres administratifs. Sous l’ancienne législature, la réhabilitation des édicules impliquait une ribambelle de services communaux. Il y a six mois, Natacha Litzistorf a repris les choses en mains et regroupé dans son dicastère tous les WC désaffectés, abribus, roulottes, arches de ponts et kiosques communaux pouvant prétendre à une nouvelle vie.

Les édicules fleuriront

La municipale Verte ficelle en ce moment une véritable «politique publique des édicules» en vue de coordonner les actions, d’assurer aux tenanciers une équité de traitement et de simplifier les procédures.

Il s’agit de définir des règles d’exploitation pour les futurs appels d’offres. «Etablir une procédure claire est essentiel pour lancer les projets à venir, explique Natacha Litzistorf. Ce sera plus confortable pour tout le monde.» Après avoir répertorié les édicules et leurs caractéristiques, les autorités vont éclaircir quels types d’activités peuvent se faire où, en fonction de la typologie du lieu et du quartier.

En clair: toutes les structures ne se prêtent pas à la cuisson de burgers. «Certains anciens WC publics, par exemple, sont propices pour les acteurs de la culture, toujours en recherche de lieux», indique Natacha Litzistorf. C’est ainsi que le dépôt de la place du Tunnel, amené à disparaître, a été investi par une association culturelle.

Les conditions financières imposées aux exploitants seront aussi clarifiées, à savoir un loyer calculé en fonction des investissements publics et un pourcentage fixe du chiffre d’affaires reversé à la Ville.

A boire et à voir

«Les activités liées au goût, à la famille et à la culture seront favorisées», font savoir les autorités. Appelés à fleurir, ces mini-établissements d’un genre nouveau doivent créer du lien social. Natacha Litzistorf plébiscite cette «culture urbaine à l’échelle du quartier». «Ces petits objets déchaînent la créativité. Des projets nous sont soumis spontanément, avant même les mises au concours. Il y a de très bonnes choses.»

L’idée de transformer des édicules fantômes est venue aux autorités en 2013, après la fermeture de 20 toilettes publiques désertées. Deux ans plus tard, trois lieux trouvent preneurs: Montriond, donc; le kiosque du Calvaire en face du CHUV (qui abrite aujourd’hui un bar-café); et enfin l’ancien abribus au pont de Chailly.

Ce dernier revit depuis peu sous le nom de Luncheonette. Après une brève ouverture en octobre 2016, la buvette a remis le couvert il y a un mois. «Je me réjouis d’installer la terrasse», indique le gérant, Sébastien Cadoux. Lourdeurs administratives obligent, lui aussi a dû prendre son mal en patience.

Le prochain édicule mis au concours fait face au lac, dans le cadre enchanteur de la promenade du Bois-de-Beaulieu. Ouverture espérée en 2018 ou 2019 .

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