Lausanne et Aigle courtisent le Tour de France

CyclismeLes deux villes vaudoises ont présenté leur projet commun mardi à Lausanne au patron de la Grande Boucle. Elle souhaitent organiser une étape entre 2021 et 2023.

Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme, troisième en partant de la droite, a rencontré les représentants de Lausanne, d'Aigle et du Canton de Vaud mardi.

Le directeur du Tour de France Christian Prudhomme, troisième en partant de la droite, a rencontré les représentants de Lausanne, d'Aigle et du Canton de Vaud mardi. Image: Jean-Bernard Sieber

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Aigle et Lausanne font cause commune pour organiser une étape du Tour de France cycliste, soit en 2021, 2022 ou 2023. Un dossier de candidature a été monté par diverses instances sportives et politiques des deux villes vaudoises, avec l'appui du Canton. Il a été présenté mardi à l'Hôtel de Ville de Lausanne à Christian Prudhomme, directeur de la Grande Boucle.

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Le parcours a été imaginé par Richard Chassot, directeur entre autres du Tour de Romandie. Le départ serait donné du siège de l’Union cycliste internationale (UCI) à Aigle et l’étape rallierait Lausanne, capitale olympique, précisément au stade de la Pontaise. L’étape, 172,9 km, emprunterait quatre cols des Préalpes vaudoises et fribourgeoises avant de sillonner à travers le vignoble de Lavaux, classé au Patrimoine mondial de l’Unesco, puis de rejoindre les bords du Léman.

Étape courte et dynamique, dédiée aux grimpeurs, Lausanne-Aigle proposerait 7400 m de dénivelé. Avec au passage, deux cols de première catégorie, celui de la Croix qui culmine à 1776 m, un des plus durs de Suisse, et celui du Jaun (1509 m). Le Pillon (1546 m, 2e cat.) et le Sannenmöser (1279 m, 3e cat.) sont aussi au programme.

300 candidates

«C’est une belle proposition, bien construite. Avec notamment des cols que je connais, d’autres pas. En l’état, je ne peux évidemment rien promettre, mais je veux quand même vous dire: Soyez raisonnablement optimistes. Et rappelez-nous à votre bon souvenir», déclare Christian Prudhomme qui connaît bien Lausanne, notamment pour y être venu enfant en famille «au moins une journée chaque été durant plusieurs années.» Très à l’aise, satisfait de l’accueil offert, l’ancien journaliste a précisé que le Tour de France a actuellement sur la table «300 candidatures, dont 50 étrangères. Parmi elles, une poignée de suisses.»

Pour le syndic de Lausanne, Grégoire Junod: «Notre candidature est crédible et fait preuve de souplesse. Elle s’inscrit dans notre volonté affirmée d’inscrire Lausanne dans l’accueil régulier de grandes manifestations sportives.» Dans les prochains mois et années, Lausanne sera la capitale mondiale de hockey, de triathlon, de pétanque, et suisse pour la gymnastique.

Le Canton s’apprête aussi à accueillir, notamment, les Jeux olympiques de la jeunesse. Aigle de son côté coorganisera avec Martigny les Mondiaux cyclistes sur route en 2020. «Bien connue pour son château, son vignoble et son patrimoine, c’est aujourd’hui tournée vers la petite reine que notre cité souhaite s’investir. Évidemment, organiser avec Lausanne une étape du Tour de France y contribuerait fortement», résume Gregory Devaud, municipal d’Aigle et député.

L’investissement tout compris pour le départ d’une étape coûte pour une commune environ 300 000 francs, le double pour l’arrivée. La dernière dans la capitale vaudoise date de 2000. L’étape partie d’Évian avait vu la victoire du Néerlandais Erik Dekker, la tunique jaune était portée par un certain Lance Armstrong. Le lendemain, caravanes et peloton avaient quitté la cité olympique pour rallier Fribourg-en-Brisgau (All.).

Pour la petite histoire, Lausanne avait précédemment été ville étape à quatre reprises. La première, en 1948, avait vu la victoire de Gino Bartali, maillot jaune et futur vainqueur de l’édition. Pour la grande Histoire, Gino «Le Pieux» a été élevé à la distinction de «Juste parmi les Nations» pour avoir contribué à sauver des Juifs de la barbarie nazie.

Il y a deux ans, la 17e étape du 103e tour de France, entre Berne et le barrage d’Emosson avait sillonné le Pays-d’Enhaut et le Chablais, notamment en passant par Aigle. L’épreuve centenaire ne s’est en revanche jamais arrêtée dans la capitale mondiale du cyclisme.

Très fort soutien

Il n’y a pas que les villes organisatrices qui croient fermement au projet. Des personnalités politiques et décideurs d’importance soutiennent ce projet. Parmi lesquels Guy Parmelin, conseiller fédéral vaudois, David Lappartient, président de l’UCI, ou encore Thomas Bach, président du Comité international olympique et Philippe Leuba, conseiller d’État vaudois. «Ce projet est très important pour le Canton, pour montrer ses nombreux atouts et notre savoir-faire. Nous voulons ce type de manifestation populaire et en ce sens le Canton est à fond derrière cette candidature.» (24 heures)

Créé: 04.12.2018, 19h01

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