Pourquoi Lausanne cartographie ses arbres

EnvironnementDes outils web rendent compte de la gestion de la Ville. Coupes, plantages et spécimens remarquables y sont recensés.

Parmi les «arbres remarquables» mis en avant sur la cartographie de la Ville, ce tulipier de Virginie situé à l’entrée du parc de Mon-Repos (cerclé de rouge sur l’aperçu ci-dessous). Il cotoie un arbre en attente de remplacement (bleu), un autre en attente d’abattage (jaune) et plusieurs spécimens sans statut particulier (vert).

Parmi les «arbres remarquables» mis en avant sur la cartographie de la Ville, ce tulipier de Virginie situé à l’entrée du parc de Mon-Repos (cerclé de rouge sur l’aperçu ci-dessous). Il cotoie un arbre en attente de remplacement (bleu), un autre en attente d’abattage (jaune) et plusieurs spécimens sans statut particulier (vert). Image: Florian Cella

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Ils sont 22'000 à recouvrir la carte de Lausanne. Des points verts, pour les arbres «classiques», mais aussi du bleu pour ceux qui seront remplacés, du jaune pour les condamnés et du violet pour ceux qui sont «en attente de projet». Assortie d’un compteur, une cartographie des arbres vient d’être mise en ligne par la Ville avec pour objectif d’offrir aux habitants «un état des lieux et un suivi». C’est l’une des mesures de la Stratégie pour le patrimoine arboré et forestier lausannois, portée par la municipale Verte Natacha Litzistorf.

«Quand on veut protéger et valoriser quelque chose, il faut déjà savoir de quoi on parle, démarre l’élue. Il y a aussi une volonté de transparence quant à la gestion des arbres publics.» Ceux qui sont situés sur le domaine privé ne sont pas pris en compte, ceux qui constituent les bois et forêts non plus. Si 22'000 arbres sont déjà recensés, ce n’est qu’un début puisqu’il y en aurait au total 80'000 dans les parcs et 8000 dans les rues.

Quelques vénérables

En plus d’indiquer le statut des arbres via le code couleur, la cartographie donne pour chacun d’eux le nom scientifique et la circonférence. «Un travail énorme du cadastre et du Service des parcs et domaines. Nous avons été aidés par des outils informatiques, mais pour estimer l’état sanitaire, rien ne remplace les expertises de terrain», loue Natacha Litzistorf.

(Aperçu de la cartographie visible en ligne. Ici l'entrée du parc de Mon-Repos illustrée plus haut)

En ligne, un marquage spécifique permet aussi de distinguer les arbres «remarquables». Des spécimens qui sortent du lot de par «leur beauté, leur âge, leur essence et leur croissance en lien avec le sous-sol». On citera le gink­go et le séquoia du parc de Mon-Repos, le cèdre à encens de Rumine ou encore le saule des Pyramides de Vidy.

Volonté de surcompenser

La Municipalité indique qu’elle entend redoubler d’efforts en matière de compensation. «Il est évident que les arbres coupés doivent être compensés au minimum «un pour un», mais j’ai demandé que ce soit plutôt «deux ou trois plantés pour un coupé», quand c’est possible», annonce Natacha Litzistorf. Sauf cas exceptionnel, ils doivent aussi être replantés au même endroit ou dans le même secteur. En 2019, 343 autorisations d’abattage ont été délivrées et 379 compensations annoncées. Les coupes s’étendent de mi-octobre 2019 à mars 2020.

À noter que les forêts font l’objet d’une gestion séparée. «Leur croissance et leur renouvellement naturel compensent largement les coupes effectuées», affirme la Ville. Une carte documentant ces coupes forestières est également disponible en ligne.

À plus long terme, la municipale entend «renforcer le poids de l’arbre dans les procédures de permis de construire. Car sur l’espace public il est possible d’agir s’il y a une volonté politique forte, mais pour un privé, selon les cas de figure, il n’y a pas de compensation imposée.» En parallèle de la révision du plan général d’affectation, qui devra mieux prendre en compte la place de l’arbre en ville, l’élue souhaite «activer un peu plus tôt que prévu le règlement de protection des arbres (qui augmentera notamment les exigences de compensation)».

Créé: 21.10.2019, 06h51

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