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«LausanneCités» a été choisi pour son public cible

La Ville encarte des infos dans le gratuit. Le PLR a interpelé les autorités sur l’absence d’appel d’offres et de débat préalable sur cette initiative. Le syndic a répondu mardi soir.

Le Conseil communal de Lausanne (image d'illustration)
Le Conseil communal de Lausanne (image d'illustration)

Pourquoi avoir choisi le journal gratuit «LausanneCités» pour diffuser quatre pages d’informations sur la ville toutes les deux semaines? C’est la question principale qu’a posée le président du PLR Lausanne, Philippe Miauton, à la Municipalité de Lausanne.

Celle-ci a en effet annoncé en juillet dernier qu’elle allait débloquer 170'000 francs par an pour encarter dans le tous ménages un journal communal d’information confectionné par ses services. Sans appel d’offres. Sans non plus faire passer son projet devant les élus. Une façon de faire «à la hussarde» qui interloque la droite.

Les réponses du syndic socialiste Grégoire Junod ont été livrées mardi soir. Il n’avait pas à faire de préavis pour les élus parce que cette politique d’information n’est pas de leur ressort. Mais touche uniquement au budget. Elle pourra d’ailleurs faire l’objet de discussions en fin d’année.

Le seul du genre

Il n’avait pas non plus à faire d’appel d’offres, dit-il, «parce que le seul gratuit et tous ménages de Lausanne, c’est «LausanneCités». Et c’est précisément sur ce type de support que les autorités veulent «renforcer» leur communication.

Ce pour des questions de public cible, notamment. Le syndic explique en effet que cette nouvelle publication touchera des personnes «qui ne sont pas sur-connectées et sur-informées». Il rappelle que la Ville a déjà augmenté sa communication sur le web et modifié profondément le travail des personnes qui assument cette tâche pour elle. Ce sont d’ailleurs elles qui rédigent et gèrent les quatre pages qu’on retrouve depuis la semaine dernière dans le gratuit lausannois.

Avec quelle garantie d’éviter que cela ne devienne de la propagande, demande l’UDC Fabrice Moscheni. Françoise Longchamp, PLR, abonde et rappelle que l’ancien journal communal de Lausanne a disparu non seulement pour des raisons de coût mais aussi parce qu’il était trop à gauche.

Sans répondre directement, Grégoire Junod explique que c’est encore à la Ville que revient de nommer ses fonctionnaires (et donc les rédacteurs de ces encarts). Que les pages encartées sont visuellement différentes des autres pour éviter «la confusion avec le rédactionnel de «Lausanne Cités». Et que l’ensemble des directions seront représentées via ces actualités encartées.

Pas de «distorsion de concurrence»

Il ajoute que le choix d’un gratuit se justifie aussi par une volonté de ne pas vouloir créer de «distorsion de concurrence» entre le journaux payants de la place. Soit La Liberté, Le Courrier, Le Temps et 24 heures. Il indique aussi que l’éditeur Tamedia, qui édite 24 heures, a publiquement déclaré qu’il n’était de toute manière pas intéressé par une collaboration de ce type. Mais qu’il préférait l’aide indirecte à la presse.

Une aide que la Ville souhaite offrir, a-t-elle annoncé, en juillet toujours. Dès 2019, elle versera 70 000 francs par an en annonces dans différents titres liés à l’actualité lausannoise.

Quant à savoir s’il existe un lien entre la démarche de Lausanne et le non-rachat de «Lausanne Cités» par Christoph Blocher… Grégoire Junod «en doute». Mais il a dit avoir approché l’hebdomadaire gratuit pour la première fois en mai dernier, au moment de l’annonce du potentiel rachat en question. L’accord, lui, a été trouvé «début juillet».

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