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Lausanne effaçait ses graffitis, maintenant elle les expose

Les graffeurs retracent l’histoire de leur street art dans une exposition adoubée par les autorités

Les concepteurs de l'exposition proposent une brochure «Balade autour du graffiti». Ci-dessus: devant l'ERACOM. Des murs peints illégalement en 2002, puis autorisés par la Ville. C'est aujourd'hui l'un des 7 «Hall of fame» (murs légaux et libre réservés aux artistes confirmés) lausannois.
Les concepteurs de l'exposition proposent une brochure «Balade autour du graffiti». Ci-dessus: devant l'ERACOM. Des murs peints illégalement en 2002, puis autorisés par la Ville. C'est aujourd'hui l'un des 7 «Hall of fame» (murs légaux et libre réservés aux artistes confirmés) lausannois.
Florian Cella
Devant l'ERACOM.
Devant l'ERACOM.
Florian Cella
Aperçu du Hall of fame des tunnels de la Maladière.
Aperçu du Hall of fame des tunnels de la Maladière.
Florian Cella
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Les temps ont changé. Longtemps stigmatisé par les médias, conspué par les bonnes gens et effacé par les autorités, le graffiti a les honneurs du Forum de l’Hôtel de Ville, l’espace officiel d’exposition de la Commune de Lausanne.

L’initiative trouve sa source dans un mouvement d’indignation. En 2014, le parc de la Brouette, à Chauderon, est réhabilité par les autorités. Sans prévenir les artistes, celles-ci font effacer la fresque réalisée lors d’une «jam» (rencontre de graffeurs) officielle internationale. Des «writers» dénoncent la disparition d’un pan d’histoire du graff’et interpellent le délégué à la Jeunesse, Tanguy Ausloos. L’idée d’une exposition germe. Un groupe de graffeurs du cru exhume archives et souvenirs pour proposer une plongée très riche dans l’histoire du graffiti lausannois. «C’est une carte de visite géante, en plein centre-ville, à un milieu ostracisé et combattu», se réjouit Tanguy Ausloos.

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