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Lausanne gagne deux batailles immobilières

Le Tribunal fédéral donne raison à la Ville aux Fontenailles et au Chasseron.

Grégoire Junod, syndic de Lausanne
Grégoire Junod, syndic de Lausanne
Patrick Martin

Le syndic de Lausanne, Grégoire Junod, enchaîne les succès dans sa lutte pour la protection du patrimoine bâti. Le Tribunal fédéral (TF) a en effet récemment confirmé des décisions du Tribunal cantonal (TC) qui donnaient raison à Lausanne en matière de refus de permis de construire.

Deux projets immobiliers distincts sont concernés. Le premier à avoir fait l’objet d’une décision du TF concerne une future construction au chemin du Chasseron, où 17 appartements étaient envisagés après démolition d’une villa. Le TC avait qualifié le projet d’«exemple de densification trop brutale».

La seconde décision concerne la construction d’un immeuble de 19 logements Sous-Gare, rue des Fontenailles. Là, il était prévu de raser deux bâtisses.

Dans les deux cas, les autorités lausannoises ont fait barrage en refusant de délivrer le permis de construire. Elles ont fait valoir des considérations esthétiques et d’intégration au reste du secteur.

«À chaque fois, nous nous appuyons beaucoup sur l’ISOS», explique Grégoire Junod. Soit l’Inventaire fédéral des sites construits d’importance nationale à protéger en Suisse. Le socialiste souligne aussi que la loi sur l’aménagement du territoire est claire en matière de protection et qu’elle confère une «belle marge d’appréciation aux autorités locales». Grégoire Junod a-t-il horreur du neuf? S’il admet «souvent préférer les anciens bâtiments, la question n’est pas vraiment là». Il tente en effet d’injecter dans la ville qu’il dirige de la modération dans les projets immobiliers qui entendent se déployer au cœur des quartiers. «Les gens qui arrivent vers nous avec l’idée d’exploiter au maximum des droits à bâtir, et que cela se fasse au détriment de la qualité urbaine… c’est non. Lausanne n’est pas un casino.»

Le syndic entend poursuivre sur cette voie aussi souvent qu’il le faudra. Et la nouvelle mouture du plan général d’affectation – sorte de règlement des constructions de la ville – contiendra, c’est une nouveauté, une «vraie analyse par quartier, voire par rue».

Un exemple? L’avenue de France. «Bien sûr, il n’y a pas que de beaux bâtiments, concède Grégoire Junod. Mais en tant qu’ensemble, cette rue a de vraies qualités que nous voulons préserver.»

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