Lausanne prend note des conseils de Luc Barthassat

GenèveLe conseiller d’Etat genevois veut bannir les véhicules polluants de certains secteurs en cas de forte pollution. Il suggère à la capitale d’en faire autant

Luc Barthassat estime que le système de circulation différenciée devrait entrer plus largement en vigueur.

Luc Barthassat estime que le système de circulation différenciée devrait entrer plus largement en vigueur. Image: Lucien Fortunati

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Dans le Matin de lundi, le conseiller d’État genevois Luc Barthassat défendait l’idée d’une circulation différenciée dans sa ville, à savoir bannir les véhicules polluants de certains secteurs, quitte à offrir la gratuité du stationnement voire des transports publics à leurs propriétaires. «Il faudra peut-être bien qu’un jour ce dispositif soit en vigueur dans les autres villes de Suisse, à commencer par Lausanne», ajoutait l’élu PDC.

«Nous développons une réflexion commune avec les agglomérations voisines, ça pourrait donc faire sens que Lausanne s’inscrive dans la même démarche, précise le Département de l’environnement, des transports et de l’agriculture. Si les Français s’y mettent, ainsi que Genève, les prochains concernés se trouvent à proximité. Mais ce sera à eux de dire s’ils sont intéressés, bien que les situations diffèrent sur le plan géographique comme de la pollution.»

«La plupart des éléments qu’évoque Luc Barthassat et sur lesquels il travaille relèvent de la législation cantonale. Il doit donc parler du Canton de Vaud et non de la Ville de Lausanne, chacun ayant ses propres compétences, recadre Florence Germond, municipale lausannoise de la mobilité. Il faut savoir que nous ne sommes pas majoritaires au sein des Transports publics lausannois (TL) et que des questions se poseraient au niveau de la communauté tarifaire Mobilis.» La socialiste en profite pour rappeler que Lausanne en fait déjà beaucoup en matière de mobilité douce, de normes environnementales ou encore de réductions des nuisances. «Il faut donc se renseigner sur les actions qui ont déjà été menées». Quant à Nuria Gorrite, conseillère d’État en charge des infrastructures et des ressources humaines, elle n’a pas pu nous répondre lundi.

Le principe de la circulation différenciée n’est pas une rareté genevoise puisque d’autres villes, notamment en France, s’y essaient déjà. «Restreindre l’accès au centre-ville pour les véhicules polluants me semble être une bonne chose et il serait bon de modifier les législations fédérales et cantonales en ce sens», appuie Florence Germond. Au point d’offrir les transports en commun pour inciter les pollueurs à laisser leurs voitures à l’extérieur de la ville? «Il faut réfléchir à l’équité de traitement avec ceux qui se déplacent depuis toujours en transports publics et qui paient pour ce service». «Le sujet relève de décisions politiques et en tant qu’opérateur nous appliquons ces décisions», indiquent les TL.

(24 heures)

Créé: 05.03.2018, 19h08

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