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Lausanne rêve de dépouiller le samedi

Dimanche, le suspense ne s’est achevé qu’à 21h48, quand les résultats de la capitale sont tombés.

«Nous avons perdu des dizaines de minutes» Simon Affolter, secrétaire municipal de Lausanne
«Nous avons perdu des dizaines de minutes» Simon Affolter, secrétaire municipal de Lausanne
JEAN-BERNARD SIEBER

L’UDC perd-elle vraiment un de ses quatre sièges? Les socialistes font-ils aussi les frais de la vague verte en cédant un de leurs cinq sièges? Chez les Verts, l’inconnue Valentine Python empêche-t-elle la médiatisée Léonore Porchet d’être élue? Les Vert’libéraux gagnent-ils un deuxième siège? Et la gauche de la gauche fait-elle son retour sous la Coupole fédérale?

Pour répondre à ce genre de questions, dimanche soir, il a fallu attendre deux longues heures que Lausanne, qui pèse 12% du corps électoral vaudois, donne ses résultats. La capitale était la dernière à ne rien avoir à communiquer (ou plutôt l’avant-dernière). Pour faire plus vite à l’avenir, elle espère que le Canton va assouplir la loi électorale pour autoriser le début du dépouillement le samedi, veille de la clôture du scrutin.

Reste que, dimanche soir, les réponses à nos cinq questions ont mis du temps à venir. Candidats, stratèges et militants s’impatientaient. Il a fallu attendre Lausanne jusqu’à 21h48. Pourquoi la première ville vaudoise a-t-elle mis autant de temps? «Il y a eu énormément de bulletins modifiés, explique le secrétaire municipal Simon Affolter. Dimanche soir, le dernier bureau à dépouiller en avait lui aussi énormément. Il a fallu aller reprendre des enveloppes de bulletins pour revérifier et nous avons ainsi perdu des dizaines de minutes.»

Mieux qu’en 2015

Des bulletins modifiés, oui il y en a eu beaucoup: 6300 bulletins de parti et 3000 bulletins sans dénomination, sur un total de 25'500. Mais c’est un peu moins qu’en 2015 (7600 bulletins de parti, 3300 sans dénomination, 25'700 au total). Et il y a quatre ans, Lausanne a rendu ses résultats à 23h23. Donc dimanche soir, oui, c’était très tard, mais en réalité une heure et demie plus tôt que sa contre-performance de 2015. La capitale vaudoise progresse.

Le travail se fait toujours avec une équipe de 400 personnes, pour l’essentiel des employés communaux qui mettent un peu de beurre dans les épinards. Elle économise sur le loyer: plutôt que de louer une halle au Palais de Beaulieu, la Ville installe son centre de dépouillement dans le Collège de Grand-Vennes.

«Les autres grandes villes ont le droit de dépouiller le samedi, fait remarque Simon Affolter. La loi vaudoise interdit aux communes de dépouiller avant le dimanche. À Lausanne, on commence donc à minuit et une minute. La Municipalité soutient la modification de la loi sur l’exercice des droits politiques, actuellement en consultation, qui autoriserait le dépouillement le samedi.»

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