Lausanne teste des parades contre les micropolluants

Station d'épuration Les bactéries résistantes aux antibiotiques se jouent des step et pullulent dans le Léman. Pour financer la lutte, la taxe d’épuration va augmenter.

Image: Philippe Maeder

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Le 22 mars dernier, l’Institut de recherche de l’eau (Eawag) annonçait que le lac Léman grouillait de bactéries résistantes aux antibiotiques. Et plus particulièrement dans la baie de Vidy, au large de la step, où l’étude a été menée. Ces germes sont principalement issus des rejets hospitaliers.

Une année après, la Municipalité de Lausanne affirme «s’inquiéter» du problème dans une réponse à l’interpellation du conseiller du conseiller communal UDC Philipp Stauber. «En réalité, les bactéries et les virus, nous les arrêtons, mais ce sont des micropolluants que les stations d’épuration n’arrivent pas à traiter», précise Olivier Français, municipal lausannois des Travaux. Ceux-ci s’y développement, même, avec des risques de croisement entre des gènes résistants et des bactéries pathogènes.

La Ville investit 8 millions pour tester des techniques contre ces micropolluants. Avec Zurich, Lausanne sert de laboratoire en la matière pour l’Office fédéral de l’environnement. Deux méthodes se montrent efficaces: le traitement au charbon actif et l’ozonnage. «Les deux couplées, c’est encore mieux, note Olivier Français, mais cela coûte plus cher.» Lausanne pense déjà investir 150 millions pour réoptimiser le traitement des eaux usées, en prenant en compte ces nouveaux paramètres. «Il s’agit de refaire une nouvelle step, indique le municipal. Celle de Vidy est la plus vieille du lac, elle date d’avant l’Expo nationale de 1964.»

Pour financer un tel coût, les services lausannois planchent sur une modification du règlement sur la taxe d’épuration. «Elle va sérieusement augmenter», prévient Olivier Français.

Créé: 13.03.2013, 21h56

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