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Lausanne testera le 30 km/h de nuit pour améliorer notre sommeil

Les automobilistes devront lever le pied sur les avenues de Beaulieu et Vinet dès ce printemps.

PHILIPPE MAEDER -A

Après avoir fait la chasse aux chauffards trop bruyants et développé les revêtements phonoabsorbants sur certains de ses axes routiers, la Ville de Lausanne, épaulée par le Canton, se lance dans un essai pilote innovant pour favoriser le repos de ses habitants: abaisser la vitesse de 50 à 30 km/h sur ses avenues, entre 22 h et 6 h du matin. Une phase de test se déroulera sur celles de Beaulieu et Vinet dès ce printemps. Elle se poursuivra jusqu’à l’automne prochain. «Cet essai s’inscrit dans le cadre d’un projet national. L’analyse des mesures récoltées permettra d’évaluer l’intérêt du 30 km/h nocturne comme solution simple et efficace pour améliorer la qualité de vie et la santé des habitants», expliquent les autorités.

«Cela veut dire que les gens qui habitent le long de ces avenues auront l’impression que le bruit a baissé de 40% environ»

De nombreuses initiatives à l’étranger et en Suisse alémanique s’intéressent à la limitation à 30 km/h la nuit comme mesure peu coûteuse pour limiter le bruit. Les études montrent que 20 km/h de moins permettent «théoriquement» une réduction importante des nuisances sonores. De combien? «On estime que la diminution du bruit est de l’ordre de 1 à 2 décibels. Cela veut dire que les gens qui habitent le long de ces avenues auront l’impression que le bruit a baissé de 40% environ», précise Laurent Tribolet, chef de la division entretien à la Direction générale de la mobilité et des routes du Canton. Une autre image: si 100 véhicules circulent à 50 km/h et qu’on abaisse leur vitesse de 2 décibels, on aura l’impression qu’ils ne sont plus que 60.

Concrètement, des panneaux de signalisation indiqueront la limitation le long des tronçons et des afficheurs de vitesse pédagogiques sensibiliseront les automobilistes. L’analyse des données récoltées avant, pendant et après cette phase de test permettra de quantifier les avantages effectifs de l’opération. Leur efficacité, en termes de réduction des nuisances sonores, sera évaluée à travers une deuxième phase de tests, laquelle permettra d’établir un bilan complet et d’orienter les politiques de mobilité en matière d’assainissement du bruit routier et d’amélioration de la santé publique.

L’expérience est placée sous l’égide de l’Office fédéral des routes (OFROU) et de l’Association suisse des ingénieurs et experts en transports. A noter qu’une récente jurisprudence du Tribunal fédéral reconnaît l’abaissement de la vitesse autorisée sur des routes très fréquentées comme une approche possible d’assainissement du bruit en cas de dépassement des valeurs limites.

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